HOTES ARCHÉOLOGIQUES
de la cathédrale. En outre, voici l’extrait d’un journal tenu par M. Abot de Bazinghen, de 1778 à 1798 , ne laissant aucun doute à cet égard: « Le jeudi jour de » sa mort on l’exposa dans tine chapelle, visage et pieds » découverts, et toute la ville s’y rendit. On yporla les » malades et les enfants. Il fut inhumé sous les mar- » ches du trône, dans le chœur de la cathédrale.))
Ajoutons que le pavé de la crypte était formé de carreaux en terre cuite , dont plusieurs encore adhérents au sol ont été retrouvés intacts. Ils sont peints en rouge et blanc, et de dessins .variés. Les uns reprér sentent une grande fleur de lys, placée de coin en coin; les autres sont couverts d’un, semis de cette fleur, d’autres enfin offrent aux regards un aigle déployé, posé en bande. On sait que les manoirs et édifices des plus' anciens temps de la féodalité étaient ornés d’un pavage en carreaux représentant des fleurs, des oiseaux et des emblèmes chevaleresques. Plusieurs carreaux de ce genre, provenant du château de Domart, en Picardie, ont été donnés dernièrement au musée d’Amiens par M. l’àbbé Deroussen et par M. Tillielte d’Acheux. (1)
Nous considérons la découverte de cette crypte comme ttès-précieuse pour l’art archéologique et l’histoire religieuse de notre pays. C’est bien certainement le monument le plus curieux existant à Boulogne et le plus ancien peut-être qu’il y ait dans lo département. -
(1) Je possède un de ces carreaux représentant deux aigles couleur d’azur , ailes déployées , et sur un fond jaune. P» H,
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Sa restauration est confié à un homme de talent, ayant fait une étude particulière de nos antiquités nationales, M. Debayser. Il saura, en conservant ce qui reste, rétablir ce qui a été détruit, selon le style et le goût de la construction primitive, de manière à harmoniser toutes les parties de ce petit édifice. Tant do souvenirs se, rattachent à ce vieux berceau de pierres, asile primitif en des temps de foi, de la piitronne du Boulonnais, que l'architecte tiendra à honneur de nous ^rendre ces souvenirs dans toute leur force et leur naïveté !
P. II.— A. d» B.
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