RECETTES
1853 Recettes annuelles.
Total des Recettes. 4,355 60
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une lettre subséquente, il faisait remarquer qu'ayant été agréé par le ministre des cultes pour décorer la chapelle d'un séminaire dépendant de TEtat, il avait la chance d'être également choisi pour orner de peintures notre cathédrale. Dans une note qui a suivi, il demandait des renseignements sur les dimensions de notre église. Les difficultés que Monseigneur a dû vaincre, avaïit de voir le succès de son Œuvre principale, et sa mort prématurée l'ont empêché de donner suite à des propositions trop avantageuses pour être abandonnées.
L'idée de M. Jammes, de demander à chaque Français le sou de Marie, n'était pas facilement exécutable. Mais la générosité des uns devait suppléer à l'abstention souvent involontaire des autres. Quelques souscriptions de simples particu* liers, entre autres celle du comte de Bony, atteignirent le chiffre de 1,000 francs. M. l'abbé Petit, de Beaune, nous a fait neuf envois, dont le dernier était de 500 francs.
Nous avons reçu trois envois d'un membre de la société de Saint- Vincent-de-Paul de Sainte-Menehould. Le dernier était de près de 400 francs.
Un pharmacien du diocèse de Cahors, qui prend pour titre : Enfant de Marie^ place un tronc dans sa pharmacie et y dépose quelques centimes , chaque fois qu'il règle un compte. Il fait mieux, et, selon ses expressions, il se fait le mendiant de Notre-Dame de France dans sa commune et dans
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les communes voisines. 11 écrit à rEvêqué : « J'ai I honneur de mettre à votre disposition une somme de 200 francs, que, du consentement de notre respectable curé, inscrit en tête de notre souscription, j'ai eu le bonheur de recueillir, sou par sou, parmi les fidèles croyants de ma petite ville. >
En faisant parvenir à M. Alirol un second envoi de 100 francs, il écrivait : « il ne peut pas se trouver en France un chrétien qui ne veuille contribuer à placer 'la Reine des cieux, notre Mère, sur ce trône sublime... Si j'étais assez heureux pour mériter d'être informé du jour exact de l'inauguration de la statue, je prendrais des mesures pour pouvoir m'y rendre et demander à Monseigneur sa sainte bénédiction pour moi et ma famille. »
Dans une de ses soirées, M"® la marquise de Latour-Maubourg cherchait à intéresser à Notre- Dame de France la générosité de plusieurs hauts personnages. Un général, aide de camp de l'Empereur, la prit à part et la pria d'accepter son offrande, mais de ne point divulguer son nom. En même temps, il lui remit un billet de 500 francs. Ce brave et pieux général était M. de Cotte, qu'on appelait le Saint de l'armée, qui mourut subitement la veille de la bataille de Solférino et mérita les regrets et les éloges de son Souverain. Sa mort a dégagé M"*» de Latour-Maubourg de sa promesse.
Sur les listes de souscription, nous lisons les noms de plusieurs officiers supérieurs. D'autres
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sont inscrits par groupes : Des marins s' embarquant pour la Crimée, Des militaires partant pour V Italie,
Favorisée par des circonstances toutes providentielles, la souscription nationale a plus que triplé le chiffre de la souscription diocésaine; elle a décuplé la valeur de notre monument, en lui donnant pour auteur la nation très-chrétienne^ pour matière le fer conquis par notre armée, et pour nom impérissable et bien mérité : Noire-Dams de France. Elle a suffi à toutes les dépenses nécessitées par notre entreprise première , et nous a fourni des ressources pour encourager par de généreuses avances l'œuvre historique heureusement accomplie par M. Hamon, la collection volumineuse de documents relatifs à la définition du dogme de Tlmmaculée-Conception oflerte par Tabbé Sire à Notre-Dame du Puy et à Pie IX, pour faire les frais de la fête de la bénédiction de notre statue et de Tachât du grand tableau exécuté par M. Giraud, pour contribuer pour un cinquième aux frais du monument élevé à Mgr de Morlhon, etc., etc..
Quelques journaux lyonnais avancèrent que nous avions fait des pertes d'argent considérables. L'exacte vérité est que notre argent, toujours placé de la manière la plus sûre et la plus utile, toujours dépensé avec la plus sage économie, n*a jamais couru de dangers, et qu'il nous en reste assez pour subvenir aux quelques dépenses qui seraient encore à faire.
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Le mérite ea reyient à Texcellent trésorier de la Commission, M. le chanoine Alirol, qui s'est donné des peines infinies pour tenir un compte exact des recettes et des dépenses, pour relever et communiquer à six ou sept journaux cent listes chargées de nombreuses souscriptions, pour|faire rentrer les fonds souscrits, et tout cela avec autant de suavité que de fidélité et d'exactitude. Combien de fois n*a-t-il pas passé la bonne moitié de ses nuits à mettre ses chiffres en ligne ou à répondre aux demandes de prospectus, d'images, de renseignements que les souscripteurs et les promoteurs de l'Œuvre lui adressaient de tous côtés! Combien de foisn'at^il pas sacrifié son temps/ ses veilles, son repos pour défendre les intérêts de l'dlu vre contre les exigences insatiables de la cupidité I
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