INTRODUCTION
Pour obéir atix sollicUations pressantes de plusieurs de mes amis, pour faire connaître âmes compatriotes ce quHls doivent à la protection de
Marie, leur Reine, et les encourager à la mieux servir, fose entreprendre , même après les traraux consciencieux de MM, Roselat, Mandet et C. Calemardde la Fayette,d' écrire /'Histoirede Notre-Dame de France. M. le Secrétaire de la Commission a bien voulu me permettre de parcourir les procès-ver-baux des séances, rédigés par lui avec autant de goût que de fidélité. M. l'abbé Vigoureux m* a permis de raviver mes souvenirs dans ses intéressants Mémoires. Je dois à la bienveillance affectueuse de Jf. le chanoine Alirol la communication d'une foule de pièces inédites ou éparpillées dans les journaux du temps. Que tous ceux qui m'ont aidé dans mon travail reçoivent ici L'hommage d'une cordiale reconnaissance.
Ceux qui ont eu tinsigne honneur d'être appelés à travailler à ce grand ouvrage doivent s^estimer grandement récompensés par le succès de leurs efforts. Qu'ils disent avec M. l'abbé Sire : « La sainte Vierge eile-môiiie a inspiré, béui et con-
liait à bon terme tout ce grand «lessein >... et, avec h Psalmiste: Non nobis, DoniiiiP, non nobis, sed nomiai tiio <la gloriam ! » Le pieux Ponu/e, de douce et regrettable me noire, qui agre'd leurs services et dirigea leur action, leur a dit, par son exemple,' ce qui leur restait à faire : se reposer dUme Œuvre par une autre, en attendant que le divin Maître leur di>ie, comme dl'rA'éque de la gra'ide Madoao: « Courage, i)on el.iidèle serviteur, eatrez dans la joie de votre Maître 1 »
L'Œuvre accomplie de Notre-Dame de France nous montre à tous ce que nous pouvons faire par l'association et le concert des volontés. Mais pour rnénajer ce concert, il faut une même foi, un même amour. Ce qu'une même foi conçoit comme utile, l'anarchie des croyances le fait regarder d'un ceil indifférent. Ce qu'un mouvement de charité accom^ put sans difficulté, Végoïsme le repousse ou le démolit.
Que Notre-Dame de France obtienne à tous ses enfants ces dons précieux qui firent des premiers disciples du Sauveur na cœur et une âme dans une mnllUade de croyants I Qu'elle daigne aussi agréer et bénir cet opuscule composé dans le seul intérêt de sa gloire! Il su/fit à la récompense d'un fils d'avoir travaillé pour sa mère, Marie se souvient qu'il est écrit d'elle: « A ceux qui me mettent en lumière je procorerai la vie éternelle : Qui élucidant me vitam aeternam habebunl. »