J TABLE 4L' INDICATIF
cette l'gifso . entièrement ruinée par les Normands . et reconstruite par le roi Robert au cununenccmciiL de la > noe.
ÉGLISE DE SAINT-LAURENT , T. I , p. i68. Les Normandji détruisirent cette église, qui liit, à ce qu^il pantlnil. rétablie en partie , dans le Xll^ siècle, snr remplacAnent de son câwtière ; entièrement recaostmite et dédi^ en i4^f «tgmentée en r558 , puis encore réÀlitîéc presque totalement en 1 595, enfin considérablenwit réparée et enrichie a un portail en 1622. Vers la fin dn XVII* sîêcJe, on découvrit, dans remplacement actuel de la paroisse de St.— Laurent, plusieurs tombeaux contenant des cadavres Têtus dliabits noin^ aan* hiables à ceux des moines. L^antiquifeé de ces tombeaux lut aJon jngée être de 900 ans.
SAINT-MAGLOIRE, T. I. p. 3i8.
Dans Tëglbe de ce monastère , occupée par des religieuses pénitentes, on voyait le tombeau d^Ammi-BuwDBL , intendant des finances , mort en 1 558. Le bas-felief de ce monuifteot , transleré au Musée , est Touvrage de Paul Ponce.
SAINT-JEAN DE LATRAN , T. I,p. 469.
Il existait dans Tenceinte de cette maison de soldats-moines une coramanden'e , une tour et une église paroissiale , desservie par trois religieux conventuels de Tordre. On remarquait dans Téglise le magnifique monument sépulcral de Jacques db SorvmÉ . commandeur de Saûnt- Jean-dc-Latran , et grand-prieur de France, mort en 1670. U devait renfermer le corps de ce commandeur, qui Tavait fait éleTer de son vivant, et sculpter par François Anguier , artiste célèbre ; mais on n'y déposa que ses entrailles. Pendant la révolution , on le tranlëra aîi Muséum des monumeius franç.iis. Dans la cliapelle'de la Vierge se voyait le tombeau de Jac^ies Betiilît . de Baifour , archevêque de Glascow , et ambassadeur d'Ecosse en France pendant ^2 ans. C'était un ligueur très actif; mais . à raison de son grand âge , Henri IV Tcxempta de la proscription que sa conduite politique lui avait lait encourir. Il mourut en i6<>3. Pkospeu Joltot de Crébillon , |>o€te tragique , né à Dijon en 1G74 • ^^^^^^ 1^^ honneurs funèbres dans cettf même église , en 17G2. Lne députation de IWcadéniic française , dont le défunt avait été membre , et une foule docteurs et d^actricos distingués des principaux théâtres de Paris , assistèrent a cette cérémonit funèbre . qui se fit avec beaucoup de pompe et de recueillement.
SAINT-BENOIT. T. I, p. 476.
Celte église renfermait les cendres ou les monuroens sépulcraux dtplusieurs personnages dont les noms s.'>nt dignes d^être cités : Jeat(Do£at. auteur d'un poème sur la Déclamation ctd'une comédie intitulée la Feihte PAr Am^jur , etc. ; René Ciiorix , Jeak Domat, deux, savaus jurisconsultes ; Claude Perrot. cclcl)re .irchitecte : Michel Babok. auteur et acteur ; rablx' \\h\i: Pitkllf. , reconnu par son attachement au i>arli •uiti-jésuitiquc . mort en 17}').
NOTHE-DAMR , T. I. p. ',77.
I/int('r;«'in .le crilo. r^Wso est vaste <*l iniposant : il se compose d'un»-
ET BIOGRAPHIQUE. UJ
nef, d'un chœur et dW double rang de bas-côtes, divisé par xi2 gros piliers qui supportent les voûter en ogives de l'édifice. Au-dessus des bas-côtes et tout autour de la nef , il règne une galerie décorée de j 08 petites colonnes , faites chacune d'une seule pierre. Notre-Dame est éclairée par 1 1 3 vitraux , sans y comprendre les trois grandes rosaces , dont Tune est à la façade principale , et les deux autres aux faces latérales. Le nombre des chapelles , réduit à 32 d'après les diverses réparations exécutées à différentes époques , s'élevait autrefois à 45. Le chœur est pavé en marbre : il a ii5 pieds de long sur 35 de large. Au milieu de cette partie du temple se trouvait un lutrin, orné de figures en bronze, représentant les vertus cardinales, et surmonté par un globe terrestre, au-dessus duquel s'élevait une aigle éployée, aussi en bronze, dont les ailes soutenaient le livre du chœur. Ce lutrin , dont la hauteur totale était de 7 pieds 6 ponces , fut détruit pendant la révolution ; il était l'ouvrage de Ddflbssis, fondeur habile» qui l'avait exécuté en 1755. Le sanctuaire , pavé en marbre de compartiment , fut entièrement réparé en 1714» et reçut un caractère moderne. Les ogives du rond-poînt «lyant été disposées en arcade à plein cintre , il en résulta mi contraste choquant entre cette nouvelle dîisposition et l'ancienne. Aux côtés de Tautel sont posés, syr des socles de marbre blanc, 'six anges en bronze , portant chacun des instrumens de la pas^oi^* ^ sanctuaire est entouré d'une belle grille en fer poli et doré , ouvrage exécuté en 1809 par MM. VuviH , serrurier , et FoaBsnaa , fondeur - ciseleur , d'après les dessins de MM. Fovtaive et Pbbcibr. M. Dbsbihb a exécuté les basreliefs remarquables du principal autel. Derrière cet autel est le groupe en marbre , appelé le Vûbu de Louis XIII , que Louis XIV accomplit entièrement eu 1669 en posant la i*^ pierre* de ce même autel , pour réparer l'oubli du roi son père ; mais le groupe ne fut exéci^ qu'en 1723, par CousTOu. Les figiures qui constituent cet ouvrage du célèbre artiste , avaient été enlevées pendant la révolution de 1789; elles furent rétablies en 1816 : chacune d'elles tient une couronne des deux mains, qu'elle offre à la Vierge. Sur les faces du mur de clôture du chœur et au-dehors de ce mur, on voit des figures en plein relief^ représentant divers sujets de l'Ajicien Testament. Dans les chapelles situées derrière le chœur, sont divers tombeaux remarquables, au nombre desquels se trouve celui de Hehri-Clàude Harcourt, mort en 1669, et le mausolée du cardinal deBeLLOi,archeTÔque deParis,l'im des prédécesseurs de McdeQuBLEH. La chapelle dans laquelle est élevé ce mausolée, sculpté par DBSBiifB,fut réparée en 181 8. A cette époque, la belle figure en albâtre représentant la vierge Marie, ouvrage exécuté à Rome par Antoine Raggi , d'après le modèle du chevalier Beekin , fut transportée du Muséum des monumens français dans une chapelle de la cathédrale consacrée à la Vierge , qu'elle décore maintenant. Au premier pilier de la nef , en entrant dans cette église, était adossée la figure colossale de Saint- Christophe , dont la proportion était de 28 pieds. Elle était appuyée contre un tronc d'arbre noueux , et portait sur ses épaules uu enfant sous le poids duquel elle semblait être courbée. On fit disparaître cette figure >cn i785. Au bout de la nef, à droite de l'entrée du rhœur, on voyait aussi une statue équestre de Philippe-le-Bel, grande comme nature, élevée sur un socle et suppoitée par deux colounqs. Le thcval était couvert d'un vaste caparaçon. Le roi , roprébcntc dans