TOME IV. a
ij FOMOÀTIOaS
COLONNADE DU LOUVRE. (1G66 à 1670.) Louis XIV.
Architecte, Ch. Perrault, qui fait aussi élever, sur ses dessins, U façade donnant sur le cours de la Seine et construire en partie celle qui regarde la rue du Coq. Ces façades « non terminées par Perrault, sont continuées sous Napoléon, qui fait également regratter, restaurer, embellir la colonnade et achever entièrement ce beau palais.
HOTEL DES INVALIDES. (1670 à 1705.) Louis XIV.
En 1670, fondations commencées. En 1674» lesbâtimens sont habitables pour les officiers et soldats. LVglise et le dôme, dont la construction est entreprise en 1675, ne sont terminés que trente ans après. Uncf esplanade, plantée d^arbres , s^étend depuis la grille de Thôtel jusqu'au quai bordant la Seine.
OBSERVATOIRE. (1667 à 1672.) Louis XTV.
Cet édifice, destiné à faciliter les observations astronomiques et à fit» voriser Fétude d^une science alors peu avancée, est commencé en 1667, et tenniné en 1672. Deux lignes qui se coupent an centre de la façade méridionale de FObservatoire, servent de bases au levé de la carte de Cassini. De 1 789 à i8a3 des améliorations sont faites à cet établissement. En 1795 on y forme le bureau des longitudes.
BIBLIOTHÈQUE DU ROI. (1724.) Louis XIV.
Cette partie du palais Mazarin devenue Hôtel ob Nbvbrs, est aflfectée par le légent au placement de la Bibliothèque du roi. U est à remarquer
n cette précieuse coUecïtion est déposée dans le lieu même oii le cn^ 1 Maxarin avait eu sa bibliothèque particulière.
MANUFACTURE DES GOBELINS. (1662 à 1667.) Louis XTV.
Dès le XIV« siècle , il existait sur la rivière de Bièvre des drapiers et teinturiers en laine : Tun d^eux, J. Gobelin, habitait ce lieu en 1 460, et s'était enrichi. Son fUs et les descendans de celui-ci, travaillèrent avec le même succès et donnèrent de la célébrité au nom de ces estimables manufacturiers. La famille des Gobelins, devenue fort riche , renonce à la teinture et recherche les honneurs : plusieurs de ses membres obtiennent des places dans la magistrature et les finances, des grades militaires et des titres. Antoine Gobelin, marquis de Brinvilliers , épouse, en i56i, Marie-Marguerite d^Aubrai, fameuse par ses débauches et ses empoisonnemens. En i655, les sieurs Canaye, successeurs des Gobelins, ne se bornant pas à la teinture des laines en écarlate, commencent à fabriquer des tapisseries de haute lice ; ib sont remplacés par le Hollandais Gluck et par un ouvrier nommé Jean Lianson qui excelle sur tous les autres. En 1662, Colbert achète remplacement des Gobelins ; il y fait construire des ateliers et des bâtîmens considérables pour les habiles artistes qu^il y attire, et en forme un établissement royal.
MANUFACTURE DES GLACES, rue de Reuilly. (1666.) Louis XIV.
Eustache Grandmont et Jean- Antoine d^Antomieuil avaient dès 1634, importé cette industrie vénitienne dont la France était tributaire. Colbert donne à rétablissement primitif une' consistance qu^il n'avait jamais eue en Térigeant en manufacture royale. En 1668, Lucas de Néhon invente la manière de couler les grandes glaces. Ce coulage s'ext'cute maiiitcnan.! à St.-Gobin.
SOVS LOUIS XIII ET LOUIS XIV. h'j
PORTES ET ARCS DE TBIOBÉPHE. — PORTE SAINT- ANTOINE. (1670 et 1671.)
PORTE SAINT-ANTOINE. (1670.) La ViUc de Paris.
Après les conquêtes de Flandre et de la Franche-Comté, Colbert pnv* pose Térectionde ce monument, dont on pose la i"> pierre en 1670. Goittard est chargé de son exécution sous la direction de Claude Perrault j mais il n'est point continué. Dans la suite le régent le fait entièrement détruire en 17 16.