‹ Histoire de Paris, composée sur un plan nouveau (volume 2)Chapitre 58 sur 74 · REUGIEUSES DE LA MADELEINE DU TRAINEL · texte numérisé non relu

REUGIEUSES DE LA MADELEINE DU TRAINEL

rue de Charonne. (i6540 Religieuses yenues du monastère fondé, yers le milieu du XII« siècle, au lieu du Trainel en Champagne. A Tépoque des discordes ciyiles , en i652 , elles cherchent un asile à Paris, s établissent d'abord dans une maison particulière; puis, en i654> ^*"^ ^^ Charonne , où elles font construire une chapeue et un bâtiment dont Anne d'Autriche pose la première pierre. L étabUssemcnt reçoit dans la suite un grand accroissement. Ce sérail du lieutenant de police d'Argenson est suppr. eni790.

FILLESDU SAINT-SACREMENT, rue Saint-Louis au Marais. (1684.) La guerre force ces religieuses à quitter la yille de Toul ; elles sont accueillies à Paris, en 1674 , dans la maison de leur ordre , rue Cassette ; de là elles yont habiter, jusqu'en 1688 , la rue des Jeûiieurs. Enfin, en 1684^ elles s'établissent à l'Hotel-BouiUon , rue St. -Louis. Ce couyent est supprimé en 1 790 ; son église est la 3« succursale de la paroisse de Saint-Merri..

BON PASTEUR, rue du Cherche-Midi. (1698.) Marie-Madel. de Ciz. Cet établissement commence par la réunion de quelques filles débauchées et repentantes dans la maison de la fondatrice ; il prend de la consiitance en 1698 ; est supprimé en 1 790. TOME ty. b.

tVilj ÈOKDÀtlOAS

FILLES DE SAINTE-VALÈRE, rue de Grenelie-Sami-Gennaio.

(1706.) Le P. Daure , Dominicain.

Construction de la cJiapeUe et des b£ltimens de cet ëtabiisseBént crée pour des filles dëbaiûhées , pauvres ou converties. Supprinie en 1790 j aujourd^ii , 3« sttcSnale de St.-Thomas-d'Aquin.

FILLES DE SAINTE-AGATHE, rue de l'Arbalète. (1697 à 1700.)

S'établissent d'abord « en 1697 , rue Ste. -Geneviève j en 1698, air

village de la Chapelle ; reviennent à Paris , et se placent à Thôpital de

Ste.-Valère, rue de TOursine. Enfin, dans deux maisons contiguës ,

a€q[uises par eUes en 1706. Cet étaibliss. est suppr. par TarcheT. de Pairis.

LES FILLES DE LA CRÈCHE, rue du Puits-l'Hermite- (i656.) Couvent supprimé en 1720 par le cardinal de Noaillcs.

— CHAPELLE SAINT-JOSEPH. (1640.) Le Chancelier Séguier.

M. Séguier pose la* première pierre de cette chapelle, construite à ses frais. Molière, en 1673, et La Fontaine, en 1696, y reposent dans leur tombeau. Cette chapelle est démolie ; un marché est établi sor soo emplacement.

CHAPELLE SAINTE-ANNE, faubourg Montmartre. (id55 a i657.}

Roland de Bure.

Bénite le 27 juillet 1667. Cesse d'eiuster au commencement du règne èe Louis XV.

CHAPELLE DES PORCHERONS , rue Coquenard. (1646.) Chapelle de Thôtel nés Porcherons. En 1646 , s'y établit une confrérie sous le nom de N.-D. nBLoRETTE; Ï760, une école de charité. Vendue et démolie en 1800.

SEMINAIRES SÉMINAIRE DES IVUSSIONS ÉTRANGÈRES.

(i663.) Bernard de Sainte-Thérèse , évèquc de Babylone.

Le fondateur impose pour condition, à cette maison , de porter le nom sous lequel elle est désignée. Une salle sert de chapelle jusquVn 1680, époque où l'on commence la construction d'une église plus vaste, dont la i*"** pierre est posée au nom du roi par l'archevêqne de Paris. Bâtimens reconstruits en 17 36. Etablissement supp. en 1792. Son église devient, en 1802, succursale de la paroisse de Saiut-Thoma> d'Aquin.

SÉMINAIRE ANGLAIS, rue des Postes. (1684.)

Maison dépendante du collège des Irlandais. Suppr. eu 1792.

HOSPICE DES CORDELIERS, rue de la Ville-l'Évèque. (i656.)

Nicolas Parfait.

Religieux venus de la Ten-e-Sainte. Maison suppr. eu 1792.

SÉMINAIRE DE SAINT-SU LPICE. (1641.) J.-J. Ollier,

curé de Saint-Sulpice.

D'abord établi à Vaugirard, puis à Paris , ensuite i-ue du Vieux-Colombier et divisé en grand et petit séminaires. Le petit est placé dans des bâtimens contigus à la rue et au cul -de-sac Férou. Les sulpiciens sont supp. en 1792 j ils sont rétablis en 1802 et occupent une maisou située à Tangle de la rue de Vaugirard et de la rue du Pot-de-Fer.

êotis LOUIS xni et tovts tfv. iiik

SÉMINAIRE DE SAINT-PIERRE ET SAINT-LOUfô, rue d'Enfer.

(i685 à 1703.) François Chausiergues.

D'abord rue du Pot-de-Fer. En i685, près de Téglise de St.-Marcel, puis entre le Luxembourg et la rue d^Eufer, où des bâtimens et une chapelle sont construits. Le séminaire de la rue du Pot-de-Fer y est transféré en 1704. Supprimé eu 179Q. Caserne de vétérans.

SÉMINAIRE DES CLERCS IRLANDAIS , rue du Cheval- Vert ou des

Irlandais. (1692.) Supprimé en 979^2. »

SÉMINAIRE DES PRÊTRES IRLANDAIS, me des Carmes.

(1677 à 1681 •) Patrice Maginn.

Ce séminaire, aussi nommé Collège des Lombards» Collège ab Todh- KAY ou Collège dItalie , était presque abandonné et tombait en ruine. Les fondateurs le font reconstruire. Le nombre des prêtre»- et des étudians qui s'y trouvent en 1763 s^élève à i65.

SÉMINAIRE DES ÉCOSSAIS. (1662 à i665.) Originairement rue des Amandiers. Reconstruit pendant les années 1662 et i6G5 rue des Fossés-St^ Victor. Dans la chapelle est nae unee sculptée par Garoier et contenant la cervelle de Jacques il, roi A^kùf gleterre. Ces aéminairee Irlandais et Ecossais, supprimés en 1793 , sont dans les années suivantes, réunis en un seul, me des Irlandais, et plac^ sous la surveillance de ITIniversité.

SÉMINAIRE DU SAINT-SACREMENT. (1703 à 1769.) François Poullart de Places.

En 1703 , rue Neuve Ste. -Geneviève, rue des Postes eb 1739. Nouveaux bâtimens en 1769. Supprimé en 1792.

ÉTABLWWKilBWS HOSPITALIBRS. — HOPITAL DESCOHV^-

LESCENS, rue du Bac. (i63i à j65o.} Angélique Faure.

En i65o, construction d^ine chapelle qiu reçoit le litre de N.-D. des ConvaLescens. En i652, cet hôpital est donné aux reb'gienz de la Charité ; ilestsupp. en 1792.

HOPITAL DE NOTRE-DAM£^DE-LA-MISÉR}CORDB, rue Gènaieff .

(1624.) Antoine Sëguier.

Supp. dans la révolution. AppârtieM è radmînistrrào&des hospiéei^. On y a établi des manufactures.

HOPITAL DES INCURABLES, «aiiiES. (i6l!i« 1640.)

Diverses pecsonnes.

Il mars 1640, oonsécnttioB d^ne eharpelle sous le titre de FAnnoiiH cittion de la sainte Vierge ^ appaitiefirt À radraimstrttiOD: desr hospice».

HOPITAL DE LA PITIÉ. (1612 à i65^.) La Vdle de Paris.

En 1809, devient annexe de THôtel-Dieu et propriété de Tadministration des hospices.

MAISON SCIPION, rue de la Barre. (i622.)Scipion Sardini. Est donné en i636 à Thôpital général. Renferme aujornodlmi la boiH làngerie générale de tous les hôpitaux et hospices de Paris.

HOPITAL GÉNÉRAL^ dit, LA SALPÈTRIÈRE.

Getétablifsement est placé dans un Heu où se fkbriquait du salpêtre. Les bâtimens sont commencés en i632. Libéral Bruant , architecte, éit

XX Foin>ATioin soi» touis xin et uhtb xxt.

chargé des constructions , notamment de celles de Vé^iïse. £a l657 » Thôpital est ouvert pour les pauvres. En 1662, il en renfermait de 9 a 10,000. En 1720, deux salles contenaient 1600 petites fîiies occopéesà divers travaux» 25o cellules étaient destinées aux époux âgés : c est ce qu^on nommait HivAcBS. Dans une cour séparée était la maison de force pour les filles et femmes débauchées.

BICÊTRE. (i656.) Louis XIII avait acheté cette maison en i632; il avait fait l>âtir dans rcMplaceu^ent du château, en i634> une chapelle ainsi que des bâtîmca» destinés à des officiers et des soldats invalides. Louis XIV ayant fondé THôtel des Invalides, Bicétre devint, en 1676, succursale de l^ôpilii générai. On y plaça de pauvres garçons valides on invalides, des jeaBO gens débauchés ou atteints de la maladie vénérienne. Les chînirgîcBi. avant le pansement de ces derniers, étaient dans Tosage de les tkm ftatiger.

ENFANS-TROUVÉS. (i638 à 1668.) Vincent de Paule. Un établissement sous le nom de Maison de la. Couche fut primitivement destiné aux Elnfans-Trouvés ; mais outre que ces enlans étùent mal soignes dans ce lieu, des abus révoltans résultaient de rinhnmanilé des individus que Ton chargeait de les y porter et qai, au lien de cdU. faisaient un objet de commerce de ces innocentes créatures, en les fendant à quiconque voulait les acheter. En 1638, Vincent-de-Paule, indigné de ce honteux trafic , parvient à les placer dans un autre hoapîoe près la porte St. -Victor. D'autres abus, non moins révoltans qne les premiers, s'étant encore introduits dans le régime de cette noenrelle maison, Vincent-de-Paule, en 1640, 1641, 1644 et 1648, obtient de personnes charitables des dons assez considérables et le château de Bicétre pour y loger les enfans trouvés. En 1667 et 1668, un arrêt du par^ lement ordonne que les hauts justiciers de Paris seront tenus de pajer annuelleroentà cette maison une somme de i5,ooo livres.

HOPITAL DES ENF ANS-TROUVÉS, du faub. Saint-Antoine. (1670.; Apres Tarrét mentionné ci-dessus, un grand emplacement est acheté rue du raub.-St- Antoine ; on y construit un vaste bâtiment et une chapelle, dont Marie-Thérèse d''Autriche pose la 1 re pierre . Cet établissement, fonaè pour les enfans trouvés, est érigé en hôpital et uni à Thôpital— général par déclaration du roi de 1670. Il est aujourd'hui Hospice des Orphelim

ENFANS-TROUVÉS, au coin de la Rue-IN cuve-Notre-Dame. (1747 ) Les administrateurs des établissemens mentionnés dans les trois articles qui précèdent achètent de THotel-Dieu trois maisons qui , démolies en 1747 avec les églises de St. -Christophe etdeStc.-Genevièvc-des-Ardens, permettent de construire un bâtiment spacieux ainsi qu'une chapelle pour les enfans trouvés. Cette maison» qui n est plus un hôpital, sert aujourd'hui de bureau central d'admission dans les hôpitaux et hospices.

COLLÈGES. — COLLÈGE MAZARIN ou DES QUATRE NATIONS.

(1661 à i665.) Le Cardinal Maiarin.

Destiné à Co gentilshommes ou bourgeois des pays alors nouvellement réunis à la couronne, on lui donne le nom de collège des Qcatrb Natiovs. En i665 , déclaré de fondation royale. Les travaux, commencés eu 1663, d'après les dessins de Leveau , sont exécutés par Lambert et d^Orbay. La bibliothèque, composée par Naudé, est dévastée pendant la fronde.

TABLEAU

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FAITES PtKUAjmXS l'.ÊORS DK LOl'IS W ET DR LCiri.< XVI ; PE>DA!VT LE RR- GIME DE LÀ COMVEXTIOK, DU DinECTTUIRE , DU CO^nlLAT ; DURAUT LE HEGIfS DK VAPOLÈOK j ET DEPUIS LE CONMEX«;KMr>T DE LA R&iTAURATION JCSQU^A VCM JOURS.

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