ROTONDE OU PORTIQUE DU TEIVIPLE
Bâti dans fancieii enrlos du Temple snr les desuins de Pemrd de Montrcuil.
PAL\IS DU CORPS LÉGISLATIF. (1795 et 1796. ) D'abord Palais du conseil des Cinq-rcnts , puis du Corps Icgitlaytif La façade, donnant sur le cours de la Seine, correspond avec 1 mJUB da pont Louis XVI et avec ceux delà place Louis XV et de rédîficc, déjà commencé, de la Madeleine. Cette façade, et tous les travaux nécessaires â la nouvelle destination du Palais-Bourbon , sont exécutés sous la direction de rarcliitecte Gisors. Ce palais est aujourd'hui cela de la Chambre des Députés.
PALAIS DE LA BOURSE (1808). Napoléon.
Anciennement la bourse était établie dans Tancicn palais Mozarin et dans rédiflcc occupé pendant lonp^-temps par le Trésor royal. Durant la révolution, on la transfère aux Petits-Pères, puis au Palais-Royal, galerie de Vîrpinie. M. Bronjçniarl , architecte , fournit les dessins du monument dont on pose la première pierre en r8o8, sur remplacement du couvent des Filles-Saint-Thomas. M. Brongniart étant mort eu i8t3, m. Labarrc le remplace et termine rédifice de la Bourse, dont une partie est consacrée au Tribunal de Commerce.
PALAIS DE LA LÉGïON-D'HONNEUR.
Anciennement Hôtel du prince de Salm , bâti pour ce prince en 1786, sur les dessins de Tarchitecte Rousseau. Après la création de la légion d'honneur , en 1802, on choisit cet hôtel pour y placer Padmini.stration de celle nouvi'lle institution, qui s^y établit en 1804.
COLONNE DE LA PLACE VENDOME. (iSnfi à 1810.) TSapoIéon. Elevée en l8o(î et achevée en 18I'"). Elle e.st r»)nslruite au centre de la Place Vendôme , sur le pilotis établi poiu* la statue équestre dp Louis XIV, qu'elle remplace. Erigée ci la gloire de la grande armée, celte colonne , deuit le fût, connue celui de la colonne d\4nlonin. est couvert de bas-reliefs en bvruize , disposés en spirale , ollre des tablcau\ représentant, dans un ordre chronologique, les principaux exploits qui .signalèrent la campagne de 1805, depuis le départ de Boulogne, jusqu'à la paix conclue nprè.N la bataille d'Au^teriit/.. 1! existe dans Tintérieur de ce nionuniciitun escalier à vis, conijiosé de lyG marches. Au faite est une calote , sur laquelle était placée la .sUitue pédestre de Napoléon : !• * évcneuKMis politiqufs iIp 1814 1**^1^ ^(»^t descendre , et ceux de i8.!o Vy font reniont<r en juillet l833, sous le règne de Louis-Pbiljppe. MM. Donon . Li'pèrc et (jondouin ont été les directeurs des traTau\ immenses exéeut/'s pour l'i-n'clion d<' ci'tfe colonne triomphale , qui s'élève majestueusement au-dessus de tous les édifices voisins.
ARCS DE TRIOMPHE. — ARC DE TlU():\lPilE DE LA PLACK
DU CARROUSEL. (i8t)6.) .Napoléon.
Fondé en i8or>, pour perpétut^r la gloire des armées françaises. Il e«t orné de huit colonnes corinthiennes de marbre rouge , avec bases et chapiteaux en bronze, et décorés de six bas-reliefs représentant la capitulation devant Uhn, sculptée par Cartclier; la Victoire d'Auyterlits par
DEPVLS LOUIS X^ JUSQU^A HOS jOlliS. îl'î
Kifpereîetix ; TEntrée à Vienne , par Deseine ; FEntrée À Muhïch , par Claudion ; i''£utrcvuc des deux Empereurs , par Ramcy ; et la Paix de Presbourg« par Le Sueur. CetÂrc de Triomphe est imité de celui de Septime-Scvére. Les quatre chevaux antiques et les jdcux figures qui les dirigeaient, sont di^scondus et cnhnés en i8i5. Plus-tai*d, d^autrts chevaux eu bronze « guidés par une figure représentant la restauration » remplacent lesi premiers ainsi que les deux figures, et des bas-relicft nouveaux occupent la place des anciens ; mais ceux-ci , par suite de la révolution de i83o, sont aujourd'hui rétablis dans Tencadrement qu^ils occupaient primitivement.
ARC DE TRIOMPHE DE L1ET0ILE. (1806.) Napoléon.
Commencé en 1806 sur les dessins de M. Chalgrain. En I814» 1^* travaux sont suspendus ; en 182 3, ils sont repris : cet arc doit perpétuer la gloire du duc d'Angoulème , .nprès la guerre d'Espagne. Ces travaux reçoivent une nouvelle activité après la révolution de l83o, et ce monument , Pun des plus beaux que Ton ait entrepris, «st bien prés d^étre achevé.
POIfTS. — PONT LOUIS XVI. (1787 à 1790 ) Louis XVI.
M. Perronnet , l*' ingénieur des ponts et chaussées, foui«it les des* sins de ce Pont , dont les travaux sont achevés en 1 790 , et dans la construction duquel sont entrées des pierres provenant de la démolition de la Bastille. Le pont Louis XVI est orné de statues en marbre.
PONT D'ÀUSTERLITZ OU DU JARDIN DES PLANTES. (i8o5,)
Une Compagnie.
Ouvert aux gens do pied en 1806 , et aux voitures en T807. Sa construction est dirigée par M. Lamaudé, ingénieur en chef des ponts-etchaussées , diaprés les dessins de M. Bocqucy-Beaupré ; elle est exécutée aux frais d^une compagnie qui doit Tentrotenir pendant 70 ans, et percevoir un péage. Les culées et les piles de ce pont sont construites en pierres de taille. Ses 5 arches se composent de portions de cercles en fer fondu , réunies ensemble au moyen de boulons et d'écrous. Le nom d^Austerlitz lui est donné en mémoire de la célèbre victoire remportée, en i8o5, par les Fraiii^ais sur les Russes et les Autrichiens.
PONT DE LA CITÉ. (1801 a 1804.) Une Compagnie. Construction entreprise p.ir une compagnie, moyennant un péage, qu^elle perçoit encore aujourd'hui. Ce pont, forme de deux arches en charpente, reconstruites en i8i9tn^a qu'une seule pile en pien*es. Il ne sert qu*aux piétons , et remplace Tancien Pont-Rouge . qui avait été emporté par un débordement, dans les premières années de la révolution.
PONT DES ARTS. (1802 à 1804.) Une Compagnie. Les frais de sa construction sont faits par la même compagnie qui a entrepris les deux ponts dont il vient d'être parlé , et niovcnaant un péage. Les culées et les piliers de celui-ci sont, ainsi que celles des deux autres . en pierres de tanle. Ses neuf arches se composent, comme celles du pont d^Austerlitz , de portions de cercles en fer fondu rcunieji rt boulonnées ensemble ; mais leur force et leur nombre ne sont propres qu^â supporter un léger plancher et le }>oids des piétons seulement. Le pont des Arts est le premier qui ait été construit avec des arches en Énr, Sa direction correspond à Taxe du Louvre et à celui du Paltii des Bea«K-Arts. > •• «'«"..
iv FONDATIONS mVElUlKS
VOIS^T D'IENA , ftituti ca iaca do FÉcoU MiliUûr». (1809 à i$r3.)
Napoluon.
Los piles et les culé<^s , achevées en t 8 1 3 , sont constniîtes en pierrrs de taille , kous la direction de MM. Lamnndé et Dillon. Les cinq arches sbnt à plein cifitrc. La dénomination d'icna vient do la bataille mémorable gngnée sur les Prussiens eu 1806. Eu 1814» Tarmée pinijudenne ayant occupe Paris , son chef veut faire sauter ce pont , qui ne doit m conservation qifù son chaiigotnent de nom : ime ordonnance du mois de juillet lui applique celui de Pont dos Invalides. Mais cVst toujours !•' Pont d^Iéna pour les Parisirns : les ordonnances nVflfaceront jamais ni la liberté ni la gloire du souvenir des Français. ^
PONT D*ÂKCOLE , communiquant de la Grève au quai Napoléon.
Précédemment appelé Pont do la Grève. -— Pile au miliea de la Seine.- — Sur cette pde un portique en pierres, servant de point d^appui aux chaînes supportant oc pont. — Massifs sur les rives sept€ntrîi)nale et méridionale du fleuve, servant û fixer les extrémités. dej chaîne*. Depuis la révol. de juillet i83(). nommé Pontd'Arcole, du nom d^un hrav<t mort gloricuscniont pour la cause do la liberté, dan.s la journée du 'Jtt. PONT LO(JIS>PUlLlPPE. (En construction.) Communiquant du quai Napoléon au Port au Blé et à la Vieille-Rue->du«-Teinple.
Commencé on i833. — Quatre arches en pierres et û plein cintre du côté du Port au Blé (nord)) suspendu sur Als de fer dans ses deux antres parties , au moyen d'un portique élevé à IVxtrémité ouest de l'Jli» S.iint-Louis , et de nia>sir5 établie» sur les rives septentrionale et méridionale de la Seine.
PONT DU LOUVRE. (En construction.) Communiquant de la rue des
Saints-Pères au (.Carrousel.
N'aura que trois arcl'.rs eu {or. CvUv. roiislruction semble promottri? à la fois «'lôf^anco ot solidité.
POThT de I;AR(:HF.VIU:HK. Communiquant du quai de la Tounirllo à Tile Notre-Dame. Coustiniilon pierres. — Trois arches à plein cintre.— P.ir.ipeb» on 1er.
PONT DE GRAMMONT. Entre rile-Louvior et le q. ai Morland
CoiLstruit on })oi.s mit un br.ts <!e la Seine (<;«*)té ^oplentrional).
PLACES PUBLIQUES. — CHAMP DE M \RS. (i7.5i.) Louis XV Le Clininp-do-Mars , nulrefois ])laiiu; sabionncn.se et stérile, lornif. ârépoque de la coiiNtruetion dos hatiniens de TEcobi-Militaire, une de* dépmidnnces de cette éeole. Con.sarré d'abord aux exereJre.s ile> élève>. sa destination , son nom , et niénîc son sol , é|>rf)uvent di'^ chauf'enKn ^ que les événement pr)iitique.s ninènent. H e.st iionnne (îiiainp de la Fédération , a]»re.N la fête ni<'niorable qui y t\st célt'bn'e le i.j juillet 1790 . et pour laquelle de gr.uids inonvenien.s cb» terrain sont exécuK'.'». L • Champ-de-Mars , a^anl replis son nom ])riniilif, servit lonj;-tpnips esert encore maintenant au\ exercices de cavalerie et d'infiinlerîe.
PLACE LOUIS XV. (176.1 a 1779..) Louis XV
Cette place , commencée en 1763 . sur les dessins de G.diriel , doit >*» principale beauté aux objets <iui l'environnent. Les terrasses dn jardji été Tuileries , leurs arijres et deux statues équestres la bornent à Te^t A Pentléfi de la roule de TVeuiUv '/.\ VnuçsX). se dessinent, sur la verd-iv
ClnniB^Elyiëc*, deui groupe» do marbra bbnc. i-vpr^cotuit liiai
%i( di«v«r (bague ut dompte |1M-UR liomlni
d«ux gmiit
stliCctt piireib ïépiriit ^idr lu BtW-Ruxnli
4« la i^aràie;r.iutrc n'a point d» rlisiiiisâDU nobliqnc. En i??" .' 1>
ykice ijaaia XV ctt le tbJùtre d'accidun- ■t.-|ilo»lile9a l'occiutioii dibnia-
l^wuge de Louis XVI,.. Ce priatv esl rxïtulê «ur «ttc inÉiiie ptacc !• ai
iiicr »30Î. Heiidniit Ituiti-atinpi , on dûignc co vnilo einpb«|[iiM>t
u la» non» àe pince de la Hevolulioii et |^ce (1« U Coiconlo,
PLACE DU CARBOUSEL.
t temble, arrivé nn i8uj. voutribuc • l'iRriuidiine-
cclte jiluce. 11 t'agit ici de l'cxpliwioii de 1> nui-iiine iirfer-
, arrivée ilans la me Saint- Kicaise , ot qui ■ lieu au niQ-
1 nÛ le i>rcmipr coiuul ic rend â l'0[>i!ia. hvs inals'ui» de In
K >oiit telknicnt ébranlées pa l'elfel de Mlle cxpttMJon , ^(Vltetliliit
IHjiie toutes abandunnûei cl dêmullet. Leur enipliccment te \itmrr
jourd'hui faire partie de la place do Carrouii'l , place dont les pistu
Ktitat puiut euG<H-e d^riiiitivenicDt arrêtai. En iHoM. Nïnol^on fuit
ÎBflmiTe lu grille du ctifteau de* Tuilcl'td , rt commciii'c la Donvella
" lï du Louïie lion cncofs jcbefic, L'aiicieniid ett Tvstnnfte à l'es-
ir coinmu a l'inuïclrur. En itt33, la démolition dM li6teU d'BUwaf
. de Longucvillc , litiiiii lur cetle même pla<ie , cootnliuc encore à ton