‹ Histoire de Paris depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 33 sur 96 · MMM5) LIVRE XXI. CHAPITRE I · texte numérisé non relu

MMM5) LIVRE XXI. CHAPITRE I

voie de fer, on est constamment séduit par le charme et la variété des sites (i).

« Il nous reste à parler de la plaine de Charenton, dont le bois va s'augmenter et où est concentrée en ce moment toute l'activité des travaux. Une oasis d'eau^ de massifs d'arbres, de verdure, aura succédé, dans un avenir prochain^ à ce désert aride^ pierreux, défoncé par maintes excavations, parsemé de constructions à l'avenant, déjà disparues etjque nul n'est tenté de regretter. Une légère dépression du sol , qui forme un petit vallon aboutissant à la porte de Picpus , est heureusement mise à profit dans le projet; un lac, de forme ellipsoïdale, apportera là le pittoresque et frais contingent de ses ondes. Fournies par la dérivation de Gravelle, les eaux nécessaires à son alimentation arriveront au terme de leur course du haut d'un rocher d'où elles se précipiteront en cascade. Deux îles, réunies par un pont rustique et décorées d'un chalet , y seront ménagées; elles ne le céderont point aux îles du bois de Boulogne pour la richesse de leur parure végétale; on peut s'en rapporter là-dessus à l'expérience du jardinier en chef de la ville de Paris, M. Barillet-Deschamps. Aux deux extrémités du lac de spacieux carrefours seront le point de départ de nombreuses allées de communication avec les portes de Charenton et de Reuilly, le village de Saint-Mandé et le plateau de Gravelle. L'ensemble de cette partie du bois, où les pittoresques percées seront prodiguées , sera circonscrit par deuj grandes voies qui desserviront les constructions à élever sur les terrains ahénables. Ces voies sont, au midi, la route

(i) Ces détails sont empruntés aux patientes études de M. F^iès , études auxquelles !e Moniteur a plusieurs fois ouvert ses colonnes.

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<îe Charenton , parallèlement à laquelle on trace un boulevard de ceinture, et, au nord, le boulevard de Philippe- Auguste , qui conduit de la place de la Bastille à la porte de Picpus, et dont les côtés ne tarderont pas à se garnir d'élégantes constructions.

« Il nous a déjà été donné de parler en détail dans le Moniteur de la Ferme impériale , qui constitue une intéressante station pour les nombreux visiteurs que reçoit chaque jour le bois de Vincennes. Le dimanche surtout, grande est Taffluence sous Télégant pavillon rustique affecté au débit du lait fourni par les magnifiques vaches suisses qui peuplent les étables de la Ferme (i). »

Un établissement bien autrement populaire , bien autrement digne d'un pouvoir animé du désir de venir en aide aux classes laborieuses , est V Asile impérial fondé à Vincennes en faveur des ouvriers convalescents. Comme son titre semble l'indiquer, ce magnifique hospice a été établi, par décret du 8 mars i855, pour recueillir temporairement, pendant leur convalescence, desouvriei's ayant reçu des blessures ou contracté des maladies dans le cours de leurs travaux.

Par décret du 28 octobre 1857 V Asile de Vincennes est classé au nombre des établissements de bienfaisance et d'utilité publique.

Constructions et emménagements terminés, l'inauguration de l'Asile impérial eut lieu le 3ï août 1857. M. Bil- Jault, alors ministre de l'intérieur, M.Piétri, alors préfet de police, M. Davenne, alors directeur de l'Assistance publique , étaient présents à cette inauguration.

(i) M. Friès.

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