‹ Histoire de Paris et de ses monumentsChapitre 68 sur 96 · HOPITAUX ET HOSPICES · texte numérisé non relu

HOPITAUX ET HOSPICES

En l'année 1787, époque où le misérable état de ces asiles de la misère parut intolérable, on proposa de remplacer l'Hôtel-Dieu par quatre hôpitaux, qui seraient établis dehors de Paris, mais le projet n'eut pas de suite. La Convention, par son décret du 16 juillet 1793, ordonne à l'administration du déparlement de Paris de faire transférer sans délai, dans les maisons nationales qu'elle jugera le plus convenables, une partie des malades placés dans les hospices de Paris. Par décret du 15 novembre 1793, elle réunit à THôtel-Dieu le palais archiépiscopal de Paris, et, en attendant l'organisation générale des hôpitaux, elle autorisa la municipalité à disposer provisoirement des bâtiments de ce palais, afin que chaque malade fût seul dans un lit, et que les lits fussent séparés l'un de l'autre par la <listance de trois pieds. Un autre décret, du 24 septembre 1794, attribua à seize membres de la Convention la surveillance des hôpitaux et hospices. On améliora dans la suite l'établissement, on en fonda plusieurs, et on les soumit à une administration générale dont je vais parler.

l'administkation générale des HOPITAUX ET HOSPICES CIVILS, situéc parvis de Notre-Diime, en face de l'Hôtel-Dieu, fut installée au mois de février 1801, sur un vaste plan conçu par M. Chaptal, ministre de l'intérieur. Elle fut composée d'un conseil général et d'une commission administrative. Tous les hospices et hôpitaux civils furent dans ses attributions, et on y réunit diverses institutions qui s'y rapportent. Cette administration a la surveillance des archives de tous les hôpitaux de Paris. Elle a sous sa dépendance le bureau central d'admission. De plus, eUe dirige les secours à domicile, qui se composent de secours donnés à des indigents et à divers établissements de charité; les maisoiis de secours, distribuées dans les douze arrondissements de Paris; \qs écoles de charité, un étahiissement de filature en faveur des indigents; le bureau de la direction des nourrices f la pharmacie centrale et la boulangerie générale.

vail. — La Convention créa les écoles primaires, secondaires et centrales , l'école des mines ; elle agrandit, enrichit le Jardin des Plantes, le Muséum d'histoire naturelle, les bibliothèques, les musées et les jardins botaniques des départements.

Au milieu des désordres de l'anarchie, son comité d'instruction publique ne négligea rien pour conserver les dépôts sacrés des sciences et des arts, et souvent il fit violence au gouvernement pour en obtenir des lois protectrices. Un membre de ce comité, M. Grégoire , ancien évéque de Blois , indigné des dégradations et destructions que l'ignorance ou la méchanceté exerçaient dans les départements, fit plusieurs rapports pour en arrêter le cours, inventa le mot vandalisme pour qualifier ces destructions et les faire détester, et obtint des décrets qui rendaient les autorités constituées responsables de la conservation des dépôts littéraires et des monuments.

La Convention, par son décret du 9 messidor an m ( 13 juillet 1795) , institua , à l'Observatoire, le bureau des longitudes. —Par sa loi du 6 brumaire an iv (2G octobre l79j), la Convention organisa l'instruction pul)lique, et fonda VInstitutde France.

La Convention sui>prima, par décret du 28 vendémiaire an w (19 octobre 1793), toutes les loteries, excepté celle de France ; par décret du 25 brumaire an n (15 novembre 1793), cette arsemblée supprima toutes les loteries sans aucune exception. — Elle supprima les maisons de jeu, ainsi que le bureau secret de la poste aux lettres. — Le 21 frimaire an m (1 1 décembre l79i), elle décréta l'acquisition de plusieurs maisons et terrains, pour accroître réten;!uc du jardin du Muséum d'histoire naturelle. Dans les derniers temps de son existence , elle conclut l'acquisition de plusieurs propriétés pour opérer l'ouverture de la magnifique avenue qui met en communication l'oililicc de rObservatoire avec le palais du Luxembourg un de la Chambre dos Pairs.

sons LA CONVKNTION. ,77

Les ôtablissemenls qui ni\)C'cupiMit se divisent on plusieurs élusses: i" les hôpitaux ennsacrês au traiteineii! des malades eurahles : ou les distiii"iie eu hôpitaux généraux, au nombre de huit, et en hôpitaux spéeiaux, au nombre de six ; dans oliacun d'eux il y a un service de médecine et de chirargie- ->•» les hospices, asiles ouverts à l'indigence et à la vieillesse, ou à des malades non curables, on en compte huit; 3" les maisons de retraite, qui ont la même deslination, mais où les pensionnnires ne sont reçus (juen payant : il y en a trois seulement. Nous allons passer en revue ces divers établiss(^m(;nts.

iiOTEL-inEU et ANNEXE , situé au parvis Notre-Dame. Son origine, son accroissement, son état passé et présent ont été décrits. Nous dirons seulement (jue, dans ces dernières années, on a fait subir de grandes améliorations aux bâtiments de l'Hôtel-Dieu. Les constructions du l^ont-au-Double ont été démolies, les deux bâtiments qui bordent la rivière ont été réparés; le quai Montébello , prolongé par le dédoublement du corps de logis Saint-Charles ; une nouvelle maison parallèle a été bâtie rue du Fouarre. Ces travaux ont diminué le nombre des lits qui se trouvent réduits à 810. Alors on a établi une annexe à riiôtel-Dieu, rue de Charenton, 19, et on y a disposé 300 lits. Vax 1845 , on a eu à l'Hôtel-Dieu , 365,738 journées de malades, et l'annexe, 13(), 392.

HOPITAL DE LA PITIÉ, situé ruc Copcau, n" 1, au coin de la rue du Jardiudes-Plantes. J'ai déjà parlé de cette maison que pendant la révolution on nomma les Elèves de la Patrie. En janvier 1809, les orphelins de la Pitié furent transtercs dans l'établissement du faubourg Saint-Antoine, et leur maison fut destinée à servir d'annexé à l'Hôtel-Dieu. On y compte 620 lits; en 18i3, il a eu 254,007 journées de malades.

HOPITAL DE LA CHARITÉ, ruc des Saiuts-Pères. J'ai parlé, sous le règne de Henri IV, de cinq frères de la Charité qui vinrent s'établir près de la chapelle de Saint-Pierre, dite Saint-Père. Marie de Médicis leur fit construire, piès de cette chapelle, ornée en 1784 d'un porche dans le goût de Pestum, un hôpital et une maison, et les dota. Cet. hôpital, pendant la révolution, porta le titre d'hospice de l'Unité; il a repris, depuis 1815, la dénomination d'hôpital do la Charité. La façade de cet hospice, qui a subi de grandes restaurations dans ces derniers temps, donne sur la rue Jacob et a été décorée d'une manière convenable. Les religieux de cette maison en occupaient une grande partie, et le nombre des lits destinés aux malades serait resté au même état qu'il était lors de la fondation, si la piété de quelques particuliers n'était venue les augmenter. Deux professeurs de la Faculté de médecine y font des cours, l'un de clinique interne, l'autre de clinique externe. Le nombre des lits est de 492 ; on a compié, 210,312 journées de malades en 18i5.

HOPITAL SALNT -ANTOINE, ruc du faubourg de cc uom, établi dans h s bâtiments de l'ancienne abbaye de femmes, de Saint -Anloi?ie-des-Chaw.ps. Cette abbay»», fut, en janvier 1795, convertie en hôpital. Le nombre des salles étant insullisant, on commença, en 1799, la construction d'une aile de bâtiment. Il a 320 lits, et a eu 146,019 journées de malades en 1815.

HOPITAL NECKER, ci-devant COUVENT DES BÉNÉDICTINES DE NOTKEDAME-DK-

LihssE, rue de Sèvres, en face du n"» 112. Le couvent des Bénédictines était suj)-

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primé en 1779, lorsque madame ISecker en loua l'emplacement et y fonda un liôpitaL Louis XVI concourut à cet établissement utile qui porta d'abord le nom à' Hospice de Saint-Sulpice et du Gros-Caillou. Pendant la révolution, cette maison reçut le nom à! Hospice de V Ouest; et depuis quelques années elle porte celui de sa fondatrice. Les bâtiments primitifs n'étant point construits pour un hôpital, il en est résulté plusieurs inconvénients contraires à la salubrité; inconvénients qu'on a fait disparaître en grande partie dans les années 1802 ou 1803. Cet hôpital renferme 329 lits, et a eu, en 1845, 146,784 journées de malades.

HOPITAL COCHIN, rue du Faubourg-Saint-Jacques, près de l'Observatoire. Il poi la d'abord le nom &' Hospice de Saint-Jacques-du-Haut-Pas ; sa construction fut commencée en 1780, et terminée en 1782. Sa fondation est due à la bienfaisance de M. Cochin, ancien curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas. Le conseil des hospices a donné à cet établissement le nom de son fondateur, dont il a fait placer le buste en marbre dans la salle principale. Cette maison contient 130 lits , et a eu, en 1845, 59,225 journées.

HOPITAL DE BEAUJON. Nous avons dit ce qu'il importait de savoir sur la fondation de cette maison. Avec les fonds donnés par lYL Trabuchi , on a bâti un nouveau corps de logis. Il y a, à Beaujon, 419 lits, et il y a eu, en 1845, 173,706 journées de malades.

HOPITAL SAINT-LOUIS, situé ruc dcs Récollets, w 2. J'ai parlé de l'origine de cet hôpital fondé pour recevoir les personnes atteintes de maladies contagieuses. L'architecte a établi une double enceinte de murailles , lesquelles sont entourées de doubles cours qui interceptent toute communication avec la ville. Cet hôpital était le plus beau de Paris. Il ne renfermait cependant pas un nombre de malades en proportion avec son étendue et ses ressources. Il n'était ordinairement peuplé que de six à sept cents individus : en 1787, on n'y comptait que 300 lits; deux malades et quelquefois trois partageaient la même couche. Pendant quelques années de la révolution, il fut nommé Hospice du Nord. Dans les années 1801, 1802 et suivantes, on a exécuté des améliorations considérables. On peut y prendre deux cents bains par jour; on y a aussi établi des douches. Cet hôpital est destiné aux maladies chroniques, à la teigne, à la gale, aux dartres, etc., et renferme 800 lits; il a compté, en 1845, 320,670 journées de malades.

HOPITAL DU MIDI, ruc et ancienne maison des Capucins, quartier de l'Observatoire. Sous Louis XIV, on envoyait à Bicêtre les malades vénériens. Ils couchaient jusqu'à huit dans le même lit; ou plutôt les uns restaient étendus par terre , depuis huit heures du soir jusqu'à une heure du matin, et faisaient alors lever ceux qui occupaient le lil, pour les remplacer. Vingt ou vingt-cinq lits servaient ordinairement à deux cents personnes, dont les deux tiers mouraient. Ce n'est pas tout : les malades devaient être, d'après les arrêtés de l'administration, châtiés et fustigés avant et après leur traitement. Cet horrible état de choses subsistait au dix-huitième siècle, et M. Cullerier cite une délibération de l'an 1700, qui renouvelle expressément l'ordre de fustiger ces malades.

En 1784, on destii\a l'ancien couvent des Capucins du faubourg Saint-Jacques à servir d'hôpital pour les vénériens. La maison fut réparée suivant les besoins

sous LA CONVENTION. Ô7î)

(le sa nouvelle ilestination. Eu 1785, on y Iraiisl'éra d'abord les v(^iiériens de BiotHro, puis les nourrices et les enfants de l'hospice de Vaugirard. En 1792, le nouvel hôpital lut en état de recevoir tous les malades qui lui étaient destinés, il se fait dans cet hôpital un traitement externe et f/ratuit , traitement dont l'exercice a commencé avec régularité en 1808. 11 y a 300 lits dans cette maison, et (e nombre des journées en 1815 s'est élevé à 125,317.

HOPITAL DE LOURCiNE, ruc (le Lourciue, n" 95, a été fonde en 183G, par Tadministration actuelle, sur l'emplacement du couvent des CorJeliers. Il est destiné à recevoir les femmes atteintes de maladies honteuses. On y compte 300 lits. En 18i.'), le nombre des journées de malades a été de 105,324. c ; c.

HOPITAL DES ENFANTS MALADES situé ruc dc Sèvrcs, H" 149, au delà du ^/

boulevard. Le sieur Languel, curé de Saint-Sulpice, pour procurer de l'éducation à un petit nombre de tilles nobles et indigentes de sa paroisse, fonda, en 1735, cette maison qui, dans la suite, fut convertie en hospice d'orphelins. Au mois de juin 1802, le conseil général des hospices destina cette maison à d. s enfants malades. D'abord on ne put y recevoir que ceux qui étaient atïligés de maladies aiguës, et trois cents lits furent établis pour eux. Le nombre des Ii(s, depuis 1803, s'accrut toujours; et, de trois cents, il s'éleva successivement justju'à six cents. Les enfants attaqués de maladies qui paraissent contagieuses sont placés dans des bâtiments isolés, (let hôpital est muni de 600 lits, et a eu, en 1845, 203,283 journées de malades.

HOPITAL DE l'accouchement, situé aujourd'hui rue de la Bourbe, portait, avec celui de l'Allaitement, le nom d'HOSPicE de la maternité. Ces deux établissements occupaient, dès l'an 1801, deux maisons séparées ; celle de l'Institution de l'Oratoire, rue d'Enfer, et celle de l'abbaye de Port-Royal, rue de la Bourbe. Dans la maison de la Maternité , rue d'Enfer, étaient les élèves de l'école d'accouchement, et dans la maison de la Maternité, rue de la Bourbe, logeaient les femmes près d'accoucher, ainsi que les enfants nouveau-nés. On y plaça aussi , dans la suite, des enfants trouvés. Cet ordre de choses est totalement changé depuis 1814 : ces deux maisons sont indépendantes l'une de l'autre. Les femmes enceintes, les femmes en couches, et les élèves sages-femmes, sont réurn'es dans la maison (le l'abbaye de Port-Royal, et les enfants trouvés ont été transférés dans la maison de l'Oratoire, rue d'Enfer.

Toutes les femmes enceintes sont, après leur huitième mois de grossesse, admises dans l'hôpital de l'accouchement; néanmoins on admet plutôt celles (jui sont dans la misère. Les femmes y sont occupées aux travaux ([u'elles peuvent faire, et on leur en paie le prix. On leur fournit du linge, et même des vêtements, si elles en manquent. Huit jours après leur accouchement, elles sortent de l'hôpital, à moins que le médecin n'ordonne un plus long séjour. Le nombre des lits est de 51 4 : il y a eu, en 1845, 140,317 journées.

école d'accouchement , située dans l'hospice d'Accouchement. Les préfets doivent chaque année y envoyer une ou plusieurs élèves, suivant les fonds dont ils peuvent disposer. Les élèves peuvent être reçues sans une nomination préalable, et à leurs frais. Chaque élève reçoit eu arrivant une somme sulïisante pour acheter des livres indispensables, et, de plus, trois francs par mois poui'

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son blatjchissage-, elles sont logées, nourries, éclairées, chauirées, l'ournies de linge de lit et de table, etc. A la lîn de l'année, les élèves subissent un examen devant un jury de médecins et de chirurgien?. Ce jury décerne des prix. II y a environ quatre-vingts élèves.

MAISON ROYALE PE SANTÉ, rue du Faubourg^Salnt-Dcnis, n" 112. Elle fut établie, en 180-2, dans l'ancienne maison des sœurs grises, par le chirurgien Dubois, en faveur des personnes malades qui, sans être dénuées de ressources, ne sont |)as assez riches pour se faire traiter et soigner chez elles. Les malades paient 2 f. 50 c. par jour dans les salles, 3 f . dans les chambres à deux ou trois lits et 6 f. dans les chambres particulières. On y peut recevoir 150 pensionnaires à la fois. Le nombre des journées, en 1845 , a été de 58,098.

HOSPICE DE LA VIEILLESSE (hommes) OU BicÊTHE, situéà Gcntilly, à une demilieue de la barrière d'Italie, et sur une éminence qui domine de vastes campagnes. Cette situation semblait assurer à Bicêtre une salubrité constante; mais le grand nombre de pauvres q^i'on y entassait, et le placement de l'infirmerie au milieu des chambres ordinaires, infectaient l'air et propageaient les maladies. En 1801, Bicêtre contenait des valides, des aveugles, des paralytiques, des épileptiques, des galeux, des vénériens, des scrofuleux , des incurables, des fous et des enfants. Les sexes, les âges, les infirmités y étaient confondus. 11 y avait alors 1505 lits où les malades couchaient seuls; 262 où ils couchaient deux; 144 à double cloison qui séparaient les pauvres couchés ensemble; 172 lits à seul , scellés dans les murs , pour les fous; 126 lits appelés au!;es, pour les galeux, et 33 lits de sangles placés au besoin dans les dortoirs. On venait de supprimer les lits à quatre, qui occasionnaient entre les coucheurs de violentes querelles qui se terminaient souvent par des blessures.

Depuis la révolution, et notamment depuis 1803, de nombreux et utiles chan gements ont été opérés dans l'hospice de ce vaste établissement. Plusieurs construclions, agrandissements, plantations d'arbres, y ont été exécutés. Plusieurs habitués de cette maison sont occupés à divers travaux. Il n'y a que la caducité el l'infirmité qui soient oisifs. Les ouvrages sont payés par l'administration.

En 1812, l'administration des hospices a fait construire, dans l'enceinte de Bicêtre et dans la partie la plus reculée de cet hospice, un bâtiment destiné aux fous, qui auparavant étaient placés dans des loges humides. Chaque degré d'aliénation a ses cours particulières, ses loges ou ses dortoirs. Dans ces dernières années la prison établie à Bicêtre a été remplacée par celle de la Roquette, et les bâtiments où étaient les détenus ont été disposés pour recevoir des malades. La population de vieillards et d'aliénés, à Bicêtre, est de 3,080 individus.

HOSPICE DE LA VIEILLESSE (femmes) ou LA SALPETRiÈRE, conuu auparavant sous le nom à' Hôpital général^ situé rue Poliveau. Il fut , comme il a été dit, établi en 1656. Cet hôpital contenait, avant la révolution , sept à huit mille femmes indigentes, et autant de détenues à titre de correction ou de sûreté; des femmes et des filles enceintes, des nourrices avec leurs nourrissons, des garçons depuis l'âge de sept à huit mois jusqu'à celui de quatre à cinq ans; de jeunes filles de (ouïe sorte d'âge; de vieilles femmes et de vieux hommes mariés; des folles

SOLS I A CO^VImNTION. 58f

ruriouscs, (lc»s imbrcilcs, dos épiloptuiiios, des paralyli(|iics, des aveugles, des ostropiôrs, des leij;fioiisos, dos iiiciirablos de loiile os|)èee, dos onCauls srmltilou\, olo., oto. An oonlre de l'Iiopilal il oxislait une rnaisoH do (brco (|ui oom- ])ronail quatre prisons dilVérentes, savoir: le counnun, lion dosliné anx (illos les pins dissolues; la corrcc/ion, contenant les lilles qui donnaienl dos espérances de repenlir; la prison, réservée aux personnes détenues par ordre du roi; et la (/ra/i(/e force, aux femmes flétries par la justice.

D'après ce qu'on vient d'exi)Oser, on doit ju^er de retendue des bâtiments : elle est inmionso; et un grand nombre de villes ne contieuTient point obaounc une population aussi nonibreuse. C'est le plus vaste qui existe en Europe. Il se compose de quarante-cinq grands corps de bâtiments qui couvrerit une superficie de plus de vingt-neuf mille mètres carrés. Livré, en 1802, aux soins de l'administration des hospices, ce vaste établissement a, depuis cette époque, éprouvé des changements heureux et des améliorations considérables. Le service y est administré en cinq grandes divisions, savoir: 1" les reposantes, ou femmes qui ont vieilli dans le service; — "-l^ les iJidigentcs valides, âgées de soixante-dix ans au moins, ou atteintes d'infirmités incurables, aveugles, paralytiques, infirmes et octogénaires; 3" — ïinjinnerie, composée de quatre cents lits, dont te bâtiment est séparé des autres; — 4" les aliénées et les épilopliques. La Sal[ ètrière renferme 4,969 indigentes ou aliénées.

HOSPICE DES iNCUHABLEs-iiOMMES, rue du Faubourg Saint-Martin , n" 150. Autrefois il n'existait à Paris qu'une seule maison d'incurables , établie en 1G37 rue de Sèvres, L'hospice fondé par saint Vincent de Paul, en faveur de quarante vieillards des deux sexes, et une maison voisine, ancien couvent de récolets, qu'en 1795 on avait adjointe à cet hospice, devinrent l'emplacement où fut établi, en 1802, l'hospice des Incurables-Hommes. Il renferme 495 lits : le nombre des journées, en 1845, s'y est élevé à 167,006.

HOSPICE DES iiNCUUABLES-FEAiMKS, situé ruc dcSèvrcs, n" 55, dans l'ancien établissement des Incurables. J'ai parlé déjà de sa fondation. — Les piincipales salies de cet hospice ont cent pieds de long sur vingt-quatre pieds de large; elles se divisent en forme de croix, et aboutissent à un centre commun , ce qui rend les communications et la surveillance faciles. Deux corps de bâtiment, unis entre eux par une église, étaient destinés, l'un aux femmes, l'autre aux hommes. Les femmes, aujourd'hui, occupent seules ces deux corps de logis. On y compte 582 lits : il y a eu, en 1845, 212,080 journées. j

HOSPICE DES ENFANTS TROUVÉS ET ORPHELINS^ situé rUC d'Eufor, U" 74. LeS

enfants trouvés , dont l'hôpital était jadis sj.ir le parvis Notre-Dame , furent transférés, en 1838, dans la maison de la rue d'Enfer. En recevant les nouveaunés, on les lave, puis on les pèse; si le jmids d'un de ces enfants est de moins de six livres, on a peu d'espérance de le conserver. Les enfants sont soignés par des berceuses, sous les ordres dune surveillante en chef; deux tiers de ces berceuses servent le jour, et un tiers la nuit. — Plusieurs salles, qu'on nomme f-rêcJies, sont garnies de berceaux séparés les uns des autres. On reçoit dans cette maison : 1" les enfants trouvés ; 2^' les enfants abandonnés; 3«' les orphelins pauvres. Los enfants sont envoyés à la canq)r.iino , et leur' nombre est

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