SIRVENTE DE RICHARD A SES ÉÂRONS
autres cinquante mille marcs seront payés à l'empereur et au duc d'Autriche, et comme garantie, il sera donné soixante Ôtages à l'empereur et sept au duc. Cette condition étant exécutée, le roi sera hbre, et conduit jusque sur les frontières de l'empire. Richard s'oblige, dans les six mois, d'accorder pour épouse au duc d'Autriche sa nièce, fille du duc de Bretagne; il la fera conduire Jusques en Allemagne; là, le duc d'Autriche la verra, l'examinera bien, et s1 elle lui convient, il Pépousera; tandis que si elle lui déplait, il pourra Îa renvoyer à son oncle. »
Cette charte est scellée du sceat royal d’Anoleterre et de la buile d’or de l'empire *.
Après avoir signé ce traité, Richard envoya charte sur charte aux barons et aux communes d'Angleterre pour leur demander de l'argent.
Il paraît que ni les barons ni les bourgeois ne se pressaient d'exécuter les conditions du traité; car dans un de ses sirventes poétiques, Richard s’en plaint amèrement.
« Un prisonnier ne parlera jamais de son sort qu'avec la douleur dans l'ame; mais pour
* Rimer Fœdera , t. 1, rapporte le texte de ce traité.