‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 304 sur 336 · L'ANJOU · texte numérisé non relu

L'ANJOU

tion du roi Philippe-Auguste dans la Normandie. La race des habitans primitifs , de ces Neustriens long-temps unis au domaine, renoua ses anciennes habitudes d’obéissance envers les rois francs; le baronnage eut plus de peine à rompre ses rapports avec ses frères d'armes, ses parens de race normande qui vivaient à la cour du roi Jean; les clercs, toujours si admirablement doués de cette souplesse qui s’abaisse devant le pouvoir, pour le dominer ou l’exploiter,prèécherent avec onction dansles cathédrales la domination de Philippe, et en moins de cinq ans le roi put compter sur le fidele appui des barons et des communes de Normandie.

L’Anjou subissait en même temps la domination du gonfanon de France; le comté de ce nom comprenait toute cette terre située entre le Maine, la Bretagne, le Poitou et la Tourraine : les populations angevines, subjuguées par César , envahies par les barbares sous Honorius, avaient été réunies à la couronuedes rois francs pendant le règne de Clotaire. Sous la seconde race, l’Anjou ïut divisé en deux comtés, l’un au-delà de la rivière du Maine; il avait pour

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