‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 2)Chapitre 58 sur 336 · DÉPART D'INGERBURGE POUR LA FRANCE · texte numérisé non relu

DÉPART D'INGERBURGE POUR LA FRANCE

mandait, par conséquent, à garder en otages un bon nombre de barons et d’évêques. Les envoyés accorderent ces cautions, et ce ne fut qu'après que la charte eut été dressée qu’on permit au vénérable évêque de Noyon d’emmener cette princesse, qui fut en même temps confiée à la garde de prudens chevaliers danois.

Lorsque Philippe apprit que la princesse de Danemarck s'était mise en route et qu'elle allait bientôt aticindre les terres de France, il quitta Paris et se rendit à Amiens; s’élançant sur son grand cheval de bataille, le casque en tête et couvert de son haubert à mailles d’argent, le roi sortit de cette cité pour aller audevant d'Ingerburge qui, montée sur une blanche haquenée, suivie de ses damoiselles et du vieil évêque de Noyon, s’avançait du côté de la ville. Philippe accueillit très-bien la jeune princesse; le mariage se célébra le même jour, et le lendemain elle fut couronnée *.

S'il faut en croire les vieux chroniqueurs, pendant la cérémonie du couronnement, Phi-

* Marlot, Hist. metrop. Remens., t. u, p. 444.

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