EXIGENCES D'INNOCENT HI
mais il ne put conciure une paix définitive: tout ce qu'ilobtint d'eux, ce fut une trève de cinq ans qui devait durer depuis le 5 janvier 1 199 jusqu'à pareille époque de 1204. Elle reconnaissait le séatu quo quant aux possessions respectives du roi Richard et de Philippe *. | Après avoir mis fin aux sanglantes hostilités qui agitaient les provinces de France et les fiefs d'Angleterre, Innocent IIT résolut de faire taire aussi les divisions plus générales qu'avait fait naître la double élection à l'empire de Frédéric de Souabe et d'Othon de Brunswick. Nous avons vu que le souverain pontife s'était prononcé pour Othon, soit que les sterlings d’Angleterre, comme le dit le moine anglais Mathieu Pâris, eussent gagné le sacré conclave, soit que le pape considérât toujours Frédéric comme l'héritier des haines de la maison de Souabe contre les papes. IL écrivit donc au roi de France, pour lui reprocher son alliance avec l'ennemi de l'Église; il le somma, en termes impérieux, de renoncer à de telles prétentions :
? Epist, Innocent. IIT, Liv. 2, ep. 24, t. 1, p. 345: — Ma-
thieu Päris, ad ann. 1199, p. 136.