PROMES^ DU COMTE DB TOULOUSE
en ayant pris les deax bouts, il l'introduisit dans le sanctuaire, en le fouettant avec une poignée de verges ; il criait le sire comte et était tout rouge de honte ; enfin le légat lui donna l'absolution . La foule était si grande dans l'église, qu'on fiit obligé de faire sortir Raymond , tout en sang , k travers le souterrain qui allait dans la camps^e. H passa devant le tombeau de Pierre Castelnau comme en expiation du crime dont il était accusé '.
Le légat réunit une assemblée le lendemain , et de nouveaux articles furent imposés comme condition au comte de Toulouse, a il promit de ne plus violer ni laisser violer le saint temps du dimanche , ni les abstinences du carême ; de ne lever aucun autre péage que ceux qui étaient autorisés par les rois ou les empereurs; de supprimer tous les greniers à sel qu'il avait établis , et de permettre le passage libre à tout voyageua?, soit par eau, soit par terre ". » Les consuls de Toulouse, d* Avignon, de Saint- Gilles et de Mimes, prêtèrent un semblable serment.'Il paraît que le clergé et les barons francs
1 Piertedc VauU-Cernay, c. 12.
a Act. inter. epiit. Innoc. 111 , t. a p. 347 et 367. T. m. 5