LES CROISÉS-FRANCS
marquer leur soumission au Saint-Siège '• De sou côté le comte de Toulouse réconcilié avec l'église, se mit en marche pour aller au dcTant des croisés. U en rencontra bon nom* i>re dans les environs de Valence, et se livra à quelques joyeux ébats avec Pierre et Robert de Courtenay, seigneurs d'Auxerre, ses parens; il leur promit, foi de chevalier, de les seconder dans leur eipédilion contre les hérétiques, avec toute la loyauté d'un haut ba^ ron, 11 accabla dé dons, par des chartes, les églises et les monastères sur son passage. Il le fallait bien , il s'agissait de sauver ses belles terres de la Lan^ie-doe '.
L'armée des croisés traversa le Rhône en bon ordre, et vint se concentrer à Montpellier, où elle s'arrêta pendant quelques jours. Ou résolut d'attaquer d'abord les terres du vicomte de Bézîers qui, étant informé de cette résolulion des chevaliers de France , se rendit auprès du légat. U passait pour un grand fauteur
1 Mathieu Paru ad. ann. laiS, Innoc. III, Ht. la ep. io8. Kigord,lW. 8. C«ttr. Heisterbi, liv. 5, chap. xi. Pierre de Yaolz (Jernay^chap. 17.
a Pierre de Vaulx-Gernay, c. i5. — Aonooyni. Historial des comtes de Toulouse, ch. 5. QuiH. d« Puy-Laarens , c. i3.