‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 101 sur 336 · ÉLECTION ÉPISCOPALE · texte numérisé non relu

ÉLECTION ÉPISCOPALE

Toutes les fois qu'il avait faliu élire un archevêque de Cantorbéry, la question ‘s'était élevée entre le chapitre et les moines. Les suzerains avaient toujours fait cause commune avec lesprélats,maisles moines n’en avaient pas moins soutenu énergiquement leurs prétentions.

Lesrois avaient employé ruses, flatterieset violences; ceux-ci avaient persisté. Les licences royales, pour échapper à cette prétention, avaient fixé le lieu d'élection épiscopale à des distances si éloignées, que les monastères et les prieurés étaient réduits à désigner quelquesuns de leurs frères, au lieu d’y prendre part en masse; et encore le choix qu'ils faisaient était constamment repoussé par l'exercice du droit de veto attribué à l'autorité royale. #°.

L’archevêque de Cantorbéry, Hubert, venait d’expirer ‘; à peine le cercueil était-il déposé dans le magnifique caveau de la cathédrale”; que les moines, les plus jeunessurtout’, s’assemblèrent clandestinement dans la nuit , et pla-

à 15 juillet 1205.

a Antequam corpus ejus sepilturæ traderetur. Paris, ad amnum 1209,

3 Adolescentes quidam. Mathieu.— Paris. ibid. et West. p. 267

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