‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 105 sur 336 · VIOLENCES CONTRE LES CLERCS · texte numérisé non relu

VIOLENCES CONTRE LES CLERCS

ses fidèles de race angevine , de prendre quelques-uns de ses hommes d’armes des plus farouches, avec commandement exprès de chasser d'Angleterre tous les moines de Cantorbéry, comme coupables du crime de lèsemajesté, et même de les punir de la peine capitale, s'ils résistaient :.

« Allons donc contre ces moines, dirent les hommes d'armes, » et exécutant avec une joie pleine d’ardeur les commandemens de leur seigneur, 11s se précipitèrent dans le monastère, leur glaive nu * et les couteaux de miséricorde à la main; et d’une voix forte ils dirent : « Allons, misérables, traîtres à la majesté royale, sortez du royaume d'Angleterre, autrement nous metirons le feu au monastère, et nous brûülerons les bâtimens, la cuisine, vous avec vos églises. » |

À la suite de cette expédition assez populaire parmi les barons de race poitevine , le rot Jean écrivit au pape qu'il avait mal à propos

1 Ut monachos Cantuarienses sicut criminæ lese-majestatis reos

a regno angliæ expellerent vel sententià capital. condemnarent. Ibid.

a Nudatis ensibus monasterium ingressi, Ibid.

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