CHARTEDE LOUIS SUR LES FI£FS D ANGLETERRE
barons , afin de se réunir avec armes et chevaux en la ville de Rouen, dans les octaves de Pâques, sous peine de Îa confiscation de fief, désignéé& par le nom de Culvertagii'. Une multitude de chevaliers et nobles hommes obéirent; on y voyait plus de douze cents lances
sous des bannières à mulle couleurs. Le ren-
dez-vous définitif fut à Boulogne.
Pour appuyer linvasion des Français en Angleterre sur des prétextes plus légitimes et plusnationaux que les seules volontés de la cour de Rome, Philippe réveilla les anciennes prétentions de Louis, son fils, qui faisait valoir, ainsi qué nous le verrons plus tard, les droits de Blanche de Castille sa femme, petite-fille de Henri I ; il paraît même que ce fut entière-
“ment en sa faveur que se fit l'expédition ;
voici ce qu'on trouve dans une charte contemporaine : « Moi Louis, fils aîné de Philippe, roi de France, promets, si je puis me faire élire roi d'Angleterre, que je ne recevrai l'hommage des vassaux qu'après leur
1 Mathieu Paris, ad ann. 1213. C’est le mot saxon corrompu
Torn-Tail. Le coupable était soumis à la confiscation de son fief et à une servitude perpétuelle,