FERNAND ADMIS A L'HOMMAGE
refus, mais bien lui en prit de s'enfuir en toute hâte ; les bourgeois nurent contre lui des archers en campagne, et si le comte n’avait pas rompu le pont de Courtray, 1l serait tombé dans léurs mains et ils lui auraient fait un mauvais parti’. |
Fernand arriva donc à Douai tout essouiflé et plein de frayeur; ce que la violence n'avait pu obtenir, la situation du comte le commanda; sil n'avait ni l'appui des cités, ni celui de son suzerain, sur quoi pouvaitil compter pour occuper paisiblement la Flandre? Fernand sentit donc sa position; il céda à perpétuité les villes d’Aire et de Saint-Omer au prince Louis, fils de Philippe-Auguste, et celui-ci à son tour renonca à toutes ses prétentions sur le comté. En conséquence de ce traité, Fernand fut reconnu grand tenancier pour la Flanüre,, recut l'investiture de la main duroietlui fithommage desesterres’. Maiscette nécessité, 1l la subit avec douleur, et quoiqu'il suivit Le gonfanon du roi de France, son affec-
1 Bucel , annal. flandres, p. 252, 2° part.
2 Galland, preuv. ces droits du roi sur la Flandre, p. 145. --
Trésor des chartes du Roi, article Flandr., 2° sect., act. 1 et 7, In- / vent, des chartes, vol. 15, p. 993.