LES CHEV. DE FRANCE CONTRE LES ANGLAIS
est le brave Robert de Poissy, qui, avec une poignée d'hommes d'armes, défend les portes de la ville. Sire roi, bientôt même ils seront forcés de tout abandonner, si tu ne te hâtes de venir. »
En achevant ces paroles, le messager remet au roi des chartes scellées de Robert de Poissy où tous les faits se trouvaient com- -plètement confirmés par le témoignage des chevaliers.
« Que tousles saints de France damnent cette pauvre chevalerie, dit Philippe, car elle a couru au pillage quand il y avait quelque gloire à acquérir. Allons donc empêcher nos affaires de tomber en désordre. Jene tiens pas tellement à triompher des Gantois, que j'expose, pour continuer ce siège, mes compagnons sur le rivage.
» Comment faire? Il n’est pas facile detraverser la Flandre en toute hâteavec mes chevaliers bardés de fer; qui veut donc conduire les archers et les hommes d'armes vêtus à la légère?
» Moi, sire roi, dit Pierre Mauclerc, duc de Bretagne, et j'accepte cette entreprise comme un beau présent ‘. »
à Guillaume le Breton, chant. 1x,