OTHON DE BRUNSWICK
de Philippe de Souabe, avait multiphé le nonibre des prétendans à la pourpre des Césars ’. Le jeune Frédéric, roi de Sicile et fils de l’empereur Henri VI, le prédécesseur de Philippe, demanda hautement la couronne.
Le pape Innocent, qui protégeait toujours Othon de Brunswick, s’opposa de toutes ses forces à ses prétentions ; 1l déclara même qu'il empêcherait par tous ses moyens que Frédéric troublât la paix de l'Allemagne :.
D’autres prétendaus avaient aussi fait valoir leurs droits à l’élection, parmi lesquels on remarquait Henri, due de Brabant. Le roi Philippe-Auguste, dont toute la politique consistait à créer des embarras et des difficultés à Othon, avait fourni à Henri les moyens de réclamer ses titres auprès des princes de l’empire; celui-ci reconnaît même dans une charte devoir trois mille marcs d'argent au roi Philippe de France, et s’oblige de les lui rendre dans le délai de trois mois, après qu'il en
1 L'élection du jeune Frédéric avait paru valable au pape, il y avait quelques années. Voyez le Reg. d’Innocent 3 , de negat. imper. Epist. 20, p.697.
2 Même registre d’Innoc. , ep. 155, 187, p. 753 à 782.
LCR r, 1