‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 170 sur 336 · LES COMMUNES, —— PARLEMENT DE SOISSONS · texte numérisé non relu

LES COMMUNES, —— PARLEMENT DE SOISSONS

cas où le suzerain était menacé dans sa per sonne ou ses domaines ; le ban fut donc convoqué”, et l’on fit exercer trente cinq mille archers, gens de Corbie, Soissons . Nante’, Macon ,-et des principales cités du domaine.

LeroideFrance pouvait comijter sur soixanteemq mille hommes de guerre, chevaliers, sergens d'armes , archers , sans y comprendre les bourgeois, moins accoutumés aux mouvemens des batailles, mais se plaçant sous Îes bannières du sire roi par la convocation de l'arrière ban. Un parlement fut réuni à Soissons pour dé libérer sur les opérations militaires, et passer « la monstre ou revue des chevaliers et commun peuple de combatians. » On s’y rendit de toutes parts, et «c'était merveille à voir qué tant de gonfanons, escus ou bannières municipales, reluisantes d

or.» Tous les barons,

1 La charte de cette convocal:on est toute entière dans le traité du ban et de l’arrière ban, par Laroque; elle porte le titr® de convocation , par Louis de France, et c’est par erreur que dans sa table des matières des chartes et diplômes M. de Bréquigni

l’a donnée comme une pièce du règne de Louis VIII. M. de Bre-

“quigni n'a d’ailleurs point fait attention, qu'en la mettant sous la

date de 1214 il commettait un étrange anachronisme,, paie

Louis VIII n'a commencé à régner qu'en 1225.

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