PRISE D'ANGERS
pagnons d'armes. Ceux-ci sont obligés de se rendre, fatigués qu'ils sont après tant de carnage; on les charge de fers tandis que le roi Jean marche bannière baute contre l'antique cité d'Angers; elle se rendit, ou plutôt elle rentra avec Joie sous la domination du fils des Plantagenets". |
« À peine pourrait-on trouver ailleurs une ville plus riche, ou mueux ornée, ou plus abondante qu'Angers. De tout côté on ne voit que champs chargés de vignes, qui fournissent du bon vin aux Normands et aux Bretons, ce qui fait que les seigneurs de ces terres ne manquent jamais d'argent. Du côté du midi, la Loire aux ondes argeritées enveloppe ses murailles ; vers le nord , la Mayenne rougeâtre la traverse, et de là, prolongeant son cours à deux milles environ ,*elle va tom. ber dans la Loire, perd son nom et change de couleur. Ainsi la Loire, laMayenne et la Vienne réunies ne forment plus qu’un fleuve qui, répandant une grande fertilité , amène dans les villes des vaisseaux , embellit les campagnes ar-
1 Gme.-le-Breton, chant. x.