LES CHEVALIERS DE NORMANDIE
Beauvais, de race royale; Robert de Chatillon, évêque de Laon ; Gaucher, son frère, autrefois comte de Chatillon etaujourd’hui sire de Saint- Paul; le comte de Ponthieu. l'époux de cette malheureuse Alix, sœur de Philippe-Auguste, séduite par le vieux Henri, quelque temps repentante, puis s’adonnant avec abandon, aux jeunes varlets et aux troubadours.
Deux mulle suivans d'armes et cinquante chevaliers accompagriaient Thomas, noble héritier de Saint-Valery, sire de Gamaches’; on vantait beaucoup ses richesses et les vastes seigneuries où son gonfanon de comte était arboré. La Normandie, depuis quelque temps réunie à la couronne, avait fourni son contingent en cette guerre ; Etienne, seigneur de Longchamps, conduisait soixante-dix chevaliers et trois mille servans de famille normande. On voyait, parmi eux, grande foison de nobles hommes, le connétable Thomas de Humet, Raoul Texon, les deux frères Paganel, vaillans comme des lions; Guillaume
1 . Gaucherus , quo nemo alius laudatior armis. Ibid. 2 Gamachiis dominans, vicosque et plurima sub se Castra tenens, clarus dominatu , clarior ortu. Ibid.