INTRIGUES DU CLERGÉ CATHOLIQUE
pour ses propres domaines. Une confédération secrète s’organisa; le roi d'Aragon, les comtes de Toulouse, de Cominges et de Foix, les chevaliers, bourgeois de Toulouse et de Carcassonne, jurèrent d'obtenir justice, par la douceur ou par la force, et de ne se séparer qu’après avoir conquis la restitution de leurs terres et de leurs anciennes seigneuries.
Le clergé catholique s’agitait toujours pour la cause des Francs; non-seulement le concile de Lavaur frappait la vieille race féodale des seigneurs de la Langue-doc, mais tous les évêques et abbés territoriaux, dansleurs lettres au pape, foudroyaientles Provençaux et parücubièrement les Toulousains. «Sion ne détruit pas entièrement Toulouse comme un membre pourri, disaient-ils, elle mfectera tout le voisinage , et fera revivre l'erreur dans tous lesendroits d’où on l’a chassée; armez-vous, seigneur, du zèle de Phimée, anéantissez cette ville avec tous les mfâmes qu’elle contient, comme Dieu a fait pour Sodome et Gomorrhe; que si le tyran Toulousain (le comte Raymond ) ou même son fils, pouvait lever la tête, qu’on lui a déjà écrasée et qu'il faut lui fouler en-