EXIL DES SEIGNEURS PROVENÇAUX
la Langue-doc, en amena un autre dans la possession des terres et arrière-fiefs; la domination du clergé s'y établit presque exclusivement sur les débris de la puissance militaire et féodale ; la plupart des comtes, barons, dûrent faire hommage à l’église du voisinage , à ces cathédrales puissantes, à ces évêques qui avaient lutté si violemment contre l’hérésie menaçante et fait triompher la cause étrangère ; c'est à cette époque que Dominique fonda l’ordre des prédicateurs , milice sacrée qui devaitdéfendre particulièrement dansla Provence les droits du Saint-Siège et la pureté de la foi catholique *.
Tous les seigneurs de race provencale exclus de leurs héritages cherchèrent un abri en Espagne , dans les cours d’Aix et de Marseille, ou chez les grands vassaux de Philippe-Auguste; le comte Raymond et son jeune fils se retirèrent à Gênes unie alors, comme toutes les républiques d’italie, aux villes libres de la Langue-doc. Is y méditaient les moyens d’opérer unerévolution en leur faveur parmi lapo-
1 La fondation de cet ordre est de120; ; les prédicateurs reçurent la première donation en 1215. Trivet, Vit. S, Dom. apud Echard, Script, ordin. prædicat. p. 9 et seq.
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pulation fidèle du pays que Montfort venait de leur enlever; cette révolution éclata plus tard.
*Simon mettait à exécution tous les décrets du concile de Latran; il en dépassait même les limites. Non-seulement il entrait en possession des terres qui lui avaient été confiées par le: pape, maïs encore 1} faisait prêter de nouveaux sermens aux consuls et capitouls; ses hommes d’armes, tous de race franque, rasaient les murs, faisaient aplamr lés fossés couper les chaines, abattre les tours qui défendaient les maisons bourgeoises; au contraire, 1l fortifiait les châteaux confiés à ses propres vassaux , palissades, tourelles et créneaux, rien n'était “ae ené PORTE rendre inexpugnables.
Restait toujours une rdiffcuhér: Edolé à vaincre; Montfort pouvait-il se dispenser de l'hommage’ à son supérieur? Devenait-il -seigneur indépendant de la Langue-doc par le décret du concile, et ne devait-il la foi lige
qu'au pape’ Le droit féodal ne s'était pas à
ce point modifié; c'était bien assez que le concile eût disposé d’un fief sans la participation du suzerain et de la cour des barons; l’église