‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 309 sur 336 · LES COMTES DE CHAMPAGNE · texte numérisé non relu

LES COMTES DE CHAMPAGNE

raient pu se réunir en un même territoire, restèrent divisés.

La Champagne était dans les mains d’un enfant de deux ans ; d’après le droit féodal, le Jeune sire et son fief tombaient sous la garde et tutelle du roi ‘; dans une charte contempo- -raine, des conventions sont arrêtées entre la comtesse palatine, femme du défunt vassal de Champagne, et le roi; il est convenu que Philippe tiendra l'héritier du comte auprès de lui et sous sa protection suzeraine, jusqu à l’âge de quatre ans, puis sa mère en deviendra la tutrice jusqu à vingt-un ans, époque où le roi recevra l'hommage du jeune chevalier, etlui donnera l'investiture. Il est en outre décidé que si une action quelle qu’elle soit est intentée à l'héritier de Champagne, il ne sera point tenu d’y répondre, car selon la coutume de minorité, nuln’esttenu d’ester en droit s’il n’a atteintl’âge de vingt-un ans’. Cette charte fut confirmée par le duc de Bourgogne, sans doute comme srand vassal de la couronne, et l’un des pairs

1 Ann. 1210, Martène, Amplissim. collec. , t. 1, col. 1094. 2 Chanterau fefèvre, Traité des Fiefs, preuv., p. 56.

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