TESTAMENT DU COMTE DE TOULOUSE
d'Aragon, ma femme, tout ce que je lui ai constitué en dot; à Bertrand, mon bâtard, les châteaux de Caylus et de Bruniquel en Querci; à Guillaumette, ma fille, tout ce que je possède à Montlaur et à Saint-Georges. Je mets enfin tous mes domaines sous la protecüuon de Philippe roi de France, mon cousin, et sous celle d'Othon empereur des Romains.
Au cas où ma lignée masculine viendrait à défailhr, j'appelle à mon héritage, pour toutes les terres sises dans le royaume de France, Philippe mon suzerain , et pour toutes ceHes au-delà du Rhône l’empereur Othon *. »
Ce testament fut déposé dans les archives de l'abbaye de Saint-Denis, et notre comte s’âchemina vers Rome. Des lettres fulminantes du légat l'y avaient précédé. « Seigneur pape, disait-1l, nous nous sommes assemblés en concile pour décider la grande affaire du comte de Toulouse, et nous l’avons excommunié parce qu'il n'a pas rétabli dans leurs domaines les évêques de Carpentras et de Vaison; parce
1 L’original qui était aux archives de Saint-Denis se trouve textuellement dans Dm. Vaissète, Preuves de l'hist. du Languedoc, t,13)rp: 25: