‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 79 sur 336 · CONFRÉRIES DE TOULOUSE · texte numérisé non relu

CONFRÉRIES DE TOULOUSE

tête de ses fidèles vassaux pour combattre les francs. On redoubla d’instances auprès du roi d'Aragon afin quil consentit à recevoir l’'hommagede Simon de Montfort pour Carcassonne. « Je ne le puis, répondit-il, car 1l n’en est pas le droit possesseur.» Les légatsrevinrent avec tant de persévérance, lui firent de si larges promesses , qu’enfin il consentit à le reconnaitre comme son bon vassal’. C'était un commencement d'ordre régulier dans la conquête. Une alliance de famille fut aussi vivement sollicitée par le comte de Montfort afin de s'attacher tout à faitau sol; iloffrit de donner sa fille en mariage au jeune fils du roi d'Aragon. La proposition fut agréée”. C’est ainsi que le comte franc cher. chaità vaincre les répugnancesdesProvençaux.

IL avait pour auxiliaire ardent et dévoué le clergé romain que l’hérésie des Albigeois menacait dans ses domaines et dans son existence ; 1l cherchait à rattacher au comteSimon la population catholique. Le plus agissant de toute cette bande d’évêques et de clercs était le troubadour Folquet , dont nous avons déjà parlé, et alors

1 Act. concil. Vaur.t. 2. p. 766.

2 Pierre de Vaulx-Cernay, chap. 43.

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