‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 81 sur 336 · LE COMTE RAYMOND ET L'ÉVÉQUE FOLQUET · texte numérisé non relu

LE COMTE RAYMOND ET L'ÉVÉQUE FOLQUET

tous réunis, 1l ne fût pas.si facile de les vaincre; ensuite vous attaquerez le Comte lorsqu'il se trouvera seul et hors d'état de recevoir aucun secours ‘. »

Au siège de Lavaur survinrent encore des gens de France : les évêques de Bayeux, de Lisieux, suivis d’une grande foison de chevaliers, qui marchaient au secours des catholiques. A ce moment, Raymond, noblement conseillé par le comte de Comminges, cherchait à se rendre digne de sa race, et tirait l'épée contre Montfort : six mille lances allemandes tout récemment arrivées pour la croisade furent dispersées dans une valeureuse attaque du comtede Foix qui ne s'était soumis un moment que pour reprendreutilement lesarmes; Raymond chassa lui-même de Toulouse lé turbulent évêque Folquet. Le prélat eut beau chanter que ce n'était pas le comte qui l'avait élu, qu'il aimait mieux mourir des mains du tyran accompasgrié de ses satellites *, que d'abandonner la ville. Toutes ces imprécations habituelles aux clercs n’arrêétèrent point le comte; Folquet fut obligé de

1 Millot hist. des Troubad. t. 1, p. 192.

2 Müllot hist. des Froubad. E, 1. pag 196.

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