RÉVOLTE CONTRE LES SEIGNEURS. 2J I
maintenir la paix. Lors de la guerre dans le Bercy, il détacha plusieurs de ses hommes d'armes et de ses chevaliers , pour guider le aèle sans expérience des bourgeois duPuy. «Or, advint que les Routiers et Cottereaux s'en venaient en grand nombre d'Aquitaine vers la Bourgogne.)) Ces membre* de la confrérie, guidés par les chevaliers du roi , les attaquèrent à l'improviste , en tuèrent plus de dix -sept mille dans une rencontre , et neuf mille dans une autre. Enflés par cette victoire , les Frères de Notre-Dame voulaient violemment réprimer tous les abus. Ils parcouraient les campagnes, défendaient aux seigneurs d'exiger désormais aucune redevance de leurs hommes sans la permission de la confrérie ; l'égalité de l'Évangile était prêchée au milieu d'une société formée tout entière de rangs et de distinctions. «Enfin le monde fiit en telle adventure , que pis advenait par le fait des Chaperons , que par celui des Routiers. » Toujours armés les uns contre les autres, les Routiers et les Chaperons s'attaquaient mutuellement; enfin , les Chaperons succombèrent. « Ils lurent tellement défaits , que personne n'osa dire ce
aja DESTRUCTIONS DBS COTTEREAITX.
qu'ils étaient devenus \ » Les Brabançois et les Cottereaux prirent presque tous service sous les bannières du roi d'Angleterre et de ses fils, alors en guerre dans le Poitou et les fiefe de Normandie,
i Chroniq. de Saint -Denis, ad ann. n83. Go Uec t. des historiens de France , t. XVII , p. 355.