TREVE
bles des prélats et des barons de France, l'archevêque de Rheims , les comtes de Blois et de Dreux, et leur avait déclaré, les larmes aux yeux, qu'il voulait se croiser , et que pour accomplir son vœu, il demandait une trêve de deux années. Ceux-ci se chargèrent d'être les intermédiaires pour préparer la paix. Le lendemain ils vinrent trouver Philippe , et lui parlèrent du violent désir qu'avait le roi anglais d'accomplir un saint voyage. «Voilà un fameux pèlerin , dit Philippe en riant aux éclats ; il veut une trêve de deux ans; eh bien, je la lui accorde, mais à condition que le comteRichard se rendra plége et caution de la trêve. » Le comte qn effet mit ses mains en celles de Philippe , et s'obligea de venir , comme captif, dans les prisons du roi , si la moindre infraction était faite par les Anglais \
Pour régler la mouvaiice des fiefs entre les deux couronnes et recevoir les hommages, un parlement fat indiqué par les rois Henri et Philippe , entre Trie et Gisors , qui formaient alors les limites des terres de France et du grand fief de Normandie; on comptait surtout s'y oc-
i Pbilipeid. de Guillaume le Breton, chant a.