‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 177 sur 248 · PARLEMENT DE NON ENCOURT · texte numérisé non relu

PARLEMENT DE NON ENCOURT

écoutèrent les vives prédications de Foulques, curé de Neuilly , qui s'était acquis une grande renommée en excitant le peuple à la croisade. Dans la chaleur d'une de ses ardentes exhortations, Foulques, s adressant à Richard, lui dit : a O prince , tu as trois filles dangereuses qui te conduisent au précipice. — Homme de Dieu, tu te trompes, répondit le roi, je n'ai point d'enfans. — Hélas ! tu les méconnais :

tes filles sont l'orgueil , l'avarice et l'impureté, il faut t'en défaire si tu ne veux te perdre. — Eh bien, dit Richard, bouillant de colère, je donne mon orgueil aux Templiers , mon avarice aux moines de Cîteaux , et mon impureté pour les femmes aux prélats démon royaume 1 .» À ce* mots on entendit un rire grossier éclater sous le casque des soldats pèlerins.

Philippe joignit Richard et le comte de Flandres à Nonencourt, où eurent lieu les premières conférences pour le voyage. Les princes croisés échangèrent des chartes où il était dit que les rois s'obligeaient à se défendre mutuellement l'un et l'autre \ « Philippe

i Brompton , loc. citât. «<- a Raoul de Dicet , Imag. Jiist. ad ano. 1189, p. 65o.

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