‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 185 sur 248 · RICHARD PÈLERIN · texte numérisé non relu

RICHARD PÈLERIN

car doit être portée devant li roi quant on se doit combattre , dont il est aucune fois advenu, quant leurs ennemis la voient, que ils étaient si durement épouvantés que ils s'enfuyaient tristes et confiis. Quant li roi fut en l'église entré et agenouillé devant le .martyr en oraison, s'étendit sur le pavement en pleurant en larme et se recommanda à Dieu, à la benoite vierge et au glorieux martyr , puis se leva et prit l'écharpe et le bourdon de la main de Guillaume , archevêque de Rheims, son oncle, qui à ce temps était légat en France. Lors s'approcha li roi des martyrs, et prit de sa propre main deux étendards et deux enseignes d'or croiséfiés de dessus la châsse boisée. Après se recommanda aux oraisons des bons pères et de la gente mitrée, et prit bénédiction d'elle 1 .»

Richard, de son côté , s'était rendu à Tours, où il reçut le bourdon et la pannetière des mains du pieux archevêque de Tyr. On remarqua que le roi pèlerin , s'étant appuyé sur son bourdon, le bâton se brisa sous le poids des armes , ce qui fut pris à mauvais

i Chroniq. de Saint-Deniiad ann, 1189.

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