TRAITÉ ENTRE LES DBUX ROIS
prière ; il leur promit que Jérusalem serait délivrée dans sept années , et que les rois remporteraient de grandes victoires aux dépens de l'empire sarrazinois. Il adressa des reproches particuliers à l'orgueil de Richard et de Philippe , les menaça des feux de l'enfer , s'ils ne renonçaient promptement à de vaines rivalités. Ces paroles frappèrent vivement l'assemblée; Philippe, d'ailleurs, avait besoin d'argent, Richard qui venait de toucher de bons écus d'or de Roger de Sicile , lui en offrit en assez grande quantité ; ils se tendirent donc la main nue , eu gage d'amitié , et la convention suivante fut arrêtée.
« Au nom de la sainte Trinité , Philippe , par la grâce de Dieu , roi des Français , je fais savoir que la paix vient d'être conclue entre nous et notre ami Richard , illustre roi des Anglais.
» Je lui permets de bon cœur de prendre librement la femme qu'il voudra, nonobstant les conventions faites entre nous , qui l'obligeaient à épouser Alix , ma sœur.
» Je lui abandonne , ainsi qu'aux héritiers mâles qu'il aura de sa femme , Gisors, Neufchâ-