‹ Histoire de Philippe-AugusteChapitre 45 sur 248 · Ç2 MALADIE DU ROI · texte numérisé non relu

Ç2 MALADIE DU ROI

grande hachesuiTépaule, et de l'autreun brasier ardent qu'il soufflait. La peur de Fenfant redouble lorsqu'il voit cet homme s'approcher de lui.

« Dieu te gart; où vas-tu à cette heure, enfant? lui dit-il d'une voix forte, »

« Sire 9 je suis un gentilhomme qui viens de chasser en la forêt ; j'y ai tous mes compagnons perdus qui me dévoient garder. Pour ce, sire, je vous prie et requiers de me conduire en la ville; vous y aurez bon bénéfice. »

« Soit fait ainsi que tu le dis, enfant, » répondit le vilain ; et remettant sa hache sur son épaule , il le conduisit , tout tremblant , jusqu'à Compiègne ■.

La faim , la fatigue et la frayeur réunis causèrent une maladie violente au jeune Philippe; tous les physiciens et les astrologues furent consultés. Quelques-uns prétendirent que le diable s'était caché sous la peau du sanglier, selon l'usage, pour perdre l'espoir de la France, et que Dieu avait suscité le vilain avec sa hache pour préserver un prince qu'il chérissait; mais

i Cette aventure est racontée par Rigord, traduite dans la Chronique de Saint-Denis; mais la conversation qu'on vient de lire ne se trouve que dans le manuscrit sur lequel D. final a travaillé, p . 349.

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