ARCHERS
Jehan de Montbrun , le bâtard de Cordon , Claude de Chapponay, Rostaing Esperendieu , le bâtard du Gast , Guigo de Montbonod , Claude de Gommiers , Gaspard de Saint-Germain , Jehan le Mareschai , Pierre de Blacon , Colin Alleman , Claude Bocsozel , Claude
F,ocle* (Signé) De Bérard (Commissaire).
Et scellé en placard.
Acquisition faite par Pierre Terrait, seigneur de Bayart, chevalier, lieutenant du Roi en Dauphiné» (Inventaire des Titres de la Cour des Comptes de Dauphiné , livre I, Graisivaudan, folio ai 6.)
Au Registre cotte Quaritu Liber aiwwtionum ab anno i5ai, folio 4o, est la vente passée sous faculté de rachat le dernier octobre i5«i , par les commissaires députtés par l'édit de François premier du a 9 may au dit an , pour l'aliénation de son domaine à noble Pierre Terrail, chevalier lieutenant du Roy en Dauphiné, des paroisses et seigneuries de Grignon et de Saiut-Maximin au mandement d'Àvalon , bois , prés , terres en toute justice , et avec les cens et rentes consistant pour la paroisse de Grignon en trois setiers un quartel deux coupes et demy froment, un setier deux quartaux avoine , une saumée et demy vin , trois quarts d'une poule , trente huit sols, huit deniers tournois» avec la directe et plait pour celle de Saint-Maximin consistant en vingt deux setiers , trois quartaux et trois quarts d'une coupe froment , cinq setiers trois quartaux , trois quarts d'avoine , trois quartaux de châtaignes , sept setiers trois quarts d'un setier une picotte et demy vin , deux poules et trois quarts de poule, sept livres tournois trois sols et obole de cens annuel , tant en directe que sans directe et autres droits , le tout pour le prix de 4,000 livres tournois payez au sieur de La Colombière , trésorier et receveur général de Dauphiné et suivant sa quittance inscrite au long dans le dit acte.
A.PPENDIX
Lamentation et Complainte , par manière de chançon , de la mort du bon Bayard , faicte par les Avanturiers au retour de Lombardie , après sa mort. (Champier, Gestes de Bayard, folio 74, verso.)
Aydès moi tous à plaindre Poures avanturiers Sans point vous vouloir faindre Ung si noble pilier; C'estoit le singulier ' Sur toutes les gendarmes , Car dedans un milier Ung tel n'avoit en armes.
Le jour de Sainct Estroppe ( Eutrope ) Bayard , noble seigneur , Voyant les ennemis en troppe Il montra sa valeur ; C'estoit par la faveur De la faulce canaille Dont luy vint le malheur Mauldicte soy la bataille.
Plourès plourès gendarmes A cheval et à pied , Car jamais d'homme d'armes Ne vous en veinst pys; Il a tenu bon pied Sans faire au Roy tort Dont a luy fust le pis ; Car gaigné a la mort
Le vaillant chevalier Il pensoit nuyt et jours Comme pourroit bailler Aulx gens du Roy secours , A donc il print le cours Contre ses ennerays Dont ses jours en son cours Vous voyez mes amys.
Ha pauvre Daulphine Tu peultz bien dire helas A^ant Çu'il soit fine Tu en seras bien las; Tu as perdu ton solas Et encore de rechief Tu peultz bien dire helas Il te coustera cher.
No 12.
Symphoriani Campegii de vitâ et moribus Pétri Terralii Bayardi panegyricus. ( Champ ier, Compendiosa illustrissime Bayardi vita, etc.)
Bayardus staturà erat excelsâ, colore candido, corpore macilento, oculis nigris vegetisque. Tantà liberalitate et munificentiâ omnibus gratificabatur , ut pro ipsius gloriâ milites sui non famem, non labores , non mortem recusarent. Justus quàm maxime fuit Bayardus , ità ut ab eo se spolialum nemo unquàm diceret : verùm quae sibi debebantur, ad patriœ fructum referebat, ac reipublicœ et amicis proprià pecuniâ suppeditabat. Neque usquàm bénéficia vendidit , aut mercedem gratiâ feneratus est. Sobrius ità fuit, ut vix sumeret naturar sufficientia. Fortitudinis quàm maxima quoque pnebuit argu-
menta. Nam cùm hostibus quotiès coufligendum fueral, primus in aciem prodibat. Sapientiam verô multa ab eo gesta déclarant. Callidus, celer et animo plenus praetereà fuit , inimicis terrorem , Gduciam suis roburque ingerens. A Démine vituperatus , ab omni laudatus mortalium génère et dilectus , quin neque à patrià , neque ab amicis ealiimniis unquàm affectus est. Et ut paucis perstringam , non labores. non pericula, non sumptus detrectavit , non œgritudini peperrit, patriœ dummodô opitularetur. Huraanitatis praetereà speeiem prae se ferebat. Blandus, hilaris , non elatus , sed modes tus, omnes sibi couciliabat. Deum coluit , justitiam servavit , modestià nsus est , continentiae induisit, vitia sprevit, sibi imperavit, nec tàm adversùs hostes, quàm contra illicita militavit. In adv«rsis hilaritatem, m secundis benignitatem prae se ferebat Improbos inopiâ laborare, probos divitiis abundare gaudebat; beneficiorum immemores oderat Calumniatoribus magis quàm furibus inimicus erat; esse détenus asserens amicis quàm rébus priva ri, Regum ersecrabatur errata, quoniàm malè vivendi exemplo aliis essent. Pecuniis non modo justè, sed etiam liberaliter utebatur. Non solùm benè viventem, verùin gloriosiùs morientem, fortunatum dicebar; et ab Us laudari lœtabatur , qui turpia improbabant. Fortitudine non temerè utebatur. Amicis benignus, inimicis terribilis , et pulchrorum operum , non corporum laudator erat. Acerrimus in bello, in victoriâ facilliuns. Amicis credolus, ab inimicis difliciUimè decipiebatur. Itaque solus ipse déclarant cor* poris vim Consenescere, anhni verô robur pnestantibus viris nullo tempore déesse. Cujus tamen senecta viridem non superavit œtatem ; non à decrepità aetate dissolu tu9 , sed machinis bellicis percussus , sanctissimè ut cbristanus obiit. Qui annos quadraginta octo natus , hoc flebili indignoque vulnere diem obiit. Cujus quidem corpus cùm inimicorum imperatori prasentaretur , lacrymans oculos avertisse dieitur. Et ab uni vers is inimicis laudatus , tandem corpus ejus Gratianopolim delatum, non ducali solùm, sed regio apparatu splendidè sepullum est.