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SUR L'ORTHOGRAPHE DES NOMS PROPRES

Il est de toute impossibilité d'inventer et de fixer des règles positives et satisfaisantes pour éerire les noms polonais dans la langue française : les orthographes de ces deux langues étant formées sur des bases tout-à-fait différentes.

La prononciation polonaise est très-conforme à Tétymologie; or, Torthographe polonaise, très-simple, répond à ces deux conditiofis, ta prononciation française s'étant éloignée de Tétymologie, est forcée, afin de ne pas devenir inintelligible dans la lecture , de se reporter par l'orthographe aux racines, d'où résulte que l'orthographe française est trèscompliquée.

On pourrait croire que cette confusion n'empêche pas de régler l'orthographe des noms propres, dans lesquels l'éty mologie et les racines n'ont point d'intérêt. Pour arriver à ce but, se présentent deux modes opposés : L'un, consiste à travestir tous les noms suivant leur prononciation nationale, en orthographe française; l'autre, à conserver l'or^ thographe polonaise , sans se soucier de quelle manière les noms seront prononcés par les lecteurs français. Malheureusementy à chaque mode, l'idiome polonais oppose des obstacles invincibles.

De prime abord, le premier mode parait préférable, Aiar l'orthographe françaiisé, avec son caractère latin, rend suffisamment la prononciation de beaucoup de langues orientales et même des idiomes slaves, du russe par exemple. Cela ne blesserait guère les noms de familles, qui consistent, chez les Polonais, plutôt dans la prononciation que dans l'orthographe qui peut varier sans les altérer. Mais précisément contre ce

sfj REMARQUES

mode, c'est la prononciation polonaise qui se soulève avec ses modulations inconnues à la prononciation française. Sans doute on pourrait bien remplacer :

un a,

par on

un

par

gh

in

gn

tz

rz

rj ou rgi

cz

tch

sz

sch ou ch

dz

dj

j ou gi

On pourrait même rendre cA, bien qu'imparfaitement par hk; mais comment suppléer par Torthc^raphe française, à presque toutes les consonnes molles, surtout t\ c\js\d2',etle dur /', qui sont fréquentes dans l'idiome polonais, bien que leurs sons soient inconnus à la prononciation française? L'orthographe française ne pourrait instruire le lecteur qui ne les aurait pas entendues prononcer de vive voix. Certes, il serait facile de suppléer, ou par de nouveaux signes, ou par un concours inusité de lettres, à cette lacune de la prononciation, mais alors ce ne serait plus l'orthographe française, ce serait une orthographe à demi-barbare.

Dans le second cas proposé, c'est l'orthographe polonaise elle-même , qui ne peut s'amalgamer à quelqu'autre idiome. Elle se sert de récriture latine comme les autres langues de l'Europe. Mais toutes les autres langues n'ont que les 24 lettres connues dans l'alphabet latin, tandis que l'orthographe polonaise pour garder sa simpilicité, a inventé quelques autres lettres inconnues à toutes les langues de l'Occident. Si donc on voulait conserver l'orthographe polonaise pour les noms, il faudrait introduire dans les typograpliies les caractères polonais et les lecteurs étrangers seraient arrêtés à chaque «', c\ z\ etc.^ et surtout à ces trois lettres : a^, 6^, /', dont ils ne sauraient que faire et qu'ils ne pourraient rendre par les articulations de la gorge ou du palais. C'est comme si l'on voulait dans le^ noms turcs, suppléer aux lacunes de l'alphabet latin par des lettres arabes.

Il est donc absolument nécessaire de sacrifier quelque chose, tant dans la prononciation que dans Torthogra-

SUR LORTHOGRAPHE DES NOMS PROP&ES. x»j

phe. Pour ce juste milieu, Tusage établi en Pologne de latiniser les noms propres, peut servir de modèle à la langue française. On y conserve l'orthographe polonaise autant que possible, mais les consonnes molles se perdent; la consonne r dure est réduite à un l ordinaire; enfin les deux voyelles nasales a„ c^, sont rendues par or^ ou om et par en ou èm, L'essentid y est pour les lecteurs français qui voudraient se rapprocher de la prononciation réelle, de ne pas oublier' que chaque lettre dans Forthographe polonaise, même latinifiée, se prononce suivant sa valeur propre, toujours de m^e. Ainsi le c, quelque part qu'il se trouve est toujours iz (jamais k), Vysocki^ CMopicki, Potockiy lisez Vysotzki^ Chl(^ildiit PotoUki.

Pour diriger plus facilement les lecteurs dans cette pro^ nonciation nette de toutes les lettres, je pense que je ne déroge point à Forthographe polonaise, qui est susceptible de modifier quelques lettres , quand j'en conforme quelquesunes à la prononciation française.

Or, un e, pour qu'il ne paraisse pas un e muet au lecteur français , est accentué è ou e.

Quand un i » est séparé de la voyelle précédente a ou o , il porte un tréma ¥.

LMdiome polonais ne possède qu'un seul w, qu'on est habitué de prononcer en France comme eu : or pour lever cet inconvénient, dans les noms polonais, au lieu de w, f ai mis un t?. Pour l'orthographe et la prononciation polonaise, cela est tout-à-fait indifférent.

L'idiome polonais , comme toutes les langues slaves , possède un i voyelle et un % consonne, qu'on prononce également t. La consonne se prononce partout de la même façon; la voyelle est soumise, dans son articulation, à une double modification , que décide la consonne dure ou molle qui la précède ; c'est ainsi qu'on a, dans le polonais, trois sortes d'i : La consonne, qui suivant la rectification introduite depuis peu dans lorthographe. polonaise, est marquée par un j (lisez i); la voyelle après une consonne molle i , et la voyelle placée à la suite de la consonne dure y. Ces trois distinctions, embarrasseraient immanquablement le

xrj ORDRE DES MATIÈRES*

II le hardi. — 43. Assassinat de l'évéque Slanislav. Retraite en Hongrie. -^ U. Yladislav-Herman et son farori Siectech. ^ 45. Les fils se révoltent cnntre leur père et sen faivori. -~ 4^ Beleslav III„ bouche-torse, et Zbigniev.— 47. Assassinat de Zbigniev.— 48. Chagrins et affaiblissement. — 49. Caractère des conquêtes de la première période. — 50. L'absolutisme affaibli.

(Yoje» considérations, chap. 1 à 18).

SECC»>ID% PÉRIODE, LÉCHIE EN PARTAGE.

Les princeê de la famille de Piatt, avec Varistoeratie, 51. Il est nécessaire de connaître la généalogie. — 53. Partage. — 5S. yiadislav II chassé.-*-54. Boleslav lY^ lecrépu.—55. Siieczislav III chassé. — 56. Léchie. — 57. Kazimir-le-juste, Sénat. — 58. Aristocratie. Privilèges. — 59. Jf ieczit lav IS et Leszek^e-blanc. La monarchie va passer dans la branche eadette. — 60. Ttadislar-aox-jaHibesgrèks et LeBEek-^i^blanc. La moBarchte passe dans la branehe cadette. ^ 61. fius8ie«n partage. •— 6i.Iialicx*>^43. P^MBémnfe^DantElck. Svèntopelk. — 64. Les Prussiens et les chevaHei» -teiitoniqiies. — 65. Boleslav Y, le pudique. — 66. Siongoox, Tatars. — 67. Discorde entre les princes. Nantissements. — 68. La Pologne se germanise. — 69. La nationalité sauvée. — 70. Les chevaliers teutoniques guerroyent. Puissance des papes. — 71. Royaumes roasien eilitTanien. Mort de Boleslav Y, le pudique, — 72, Leszek-^le-neir. Anarchie^ — ' 73. Przemislav roi. Yladislav-lokélék chassé. — 74. Yènceslav. Yla-^ dislav-lokéték se corrige. — 75. Révoltes. Pertes. — 76. Couronnement. — 77. Aisance dont Joinssent les hatiltants. — 7», Commerce intérieur. — 79. Commerce extérieur, — 80, L*ordre et les lois. — 81. Vladislav-lokéték entreprend la guerre contre les chevaliers teutonlqnes. — ««. Accroissement delà Litvanle. —83. Alliance avec la Litvanie et guerre en commun contre kfs^hevaHers. — «4.Diéle de Cbènciny. —85. La noblesse et les autres dasscs. — -86. Farce wUitaire. — 87. Plovcé. Nouvelles pertes. — 88. Retour ^ entrée à

KrakOT.

(Vp7dz cOBsiderations, cfaap. 19it45).

TROISE^HE PÉRIODE, POLOGNE FLOIMSSANTE.

Le$ nations se réunissent à la Pologne, Règne des lagellons , Démocratie nohiUaire,

89. La Pologne devient florissante. — 90. Kazimir-le-grand recherche la paix.— 91. Législation. Russie-rouge.— 92. Guerres d'Olgerd.— 93. Kaximir est riche. — 94. Louis néglige la Pologne, mais il accorde

OWmU DES MATfifcRES. iyîJ

ées prlTîlégèt^ à ta noblesse. — 9$. lolerrègne. Hedrige. La Lfirante baptisée. — 9&. Iagelh> combat les chevaliers teutoniques. PrirtHége ée Horodio. — 97. Yitotd yeot être roi. — 98. Vladlsta? IH. — 99« Litvanie. — 100. Législation. Privilèges accordés aui Rnsslens. -^tot Kasimir^Iagellon. Réunion de plusieurs pays. — 102. Guerre (le Prusse avec les chevaliers teutoniques. — 103. Commerce. L'état prospère. Habillements -<- 104. Progrés de l'aisance du peuple. — 105. Instruction. Lumières. — 106. Brigawlage. Égalité de la noblfisse •^ 107. Diète. Chambre des nonces. — 108. La maison lageilone. acquiert des couronnes. La Litvaniecause des déaordre8«-^109. Souhaits des nobles en Litvanie» Crainte des seigneurs. — 110. Contestation au sujet de plusieurs districts. -^ 111. La Litvanie demandja un grand, duc particulier. — 112. La Litvanie affaiblie. Ses pertes^..— lia. Jean- Albert. Callimaque. Noblesse. — 114. Alexandre. Noblesse. — 115. Sigismond I, le vieux. — 116. Révolte de Glinski. — 117. Traité avec Maximilien; duché de Prusse. — lift. Paix avec les Turcs. — 119. Concorde et prospérité de la Pologne. — 120. Intrigues de la reine Bone et des seigneurs. — 121. Guerre de coqs; Sigismond affligé. — 122. Sigismond-Augusle. — 123. Barbe. — 124. Un travail assidu console dans le malheur. — 125. Lumières. Langue polonaise. —126 Équipages. Habillements. -* 127. Cuisine^ Jardina. — 128. La Livonie donne occasion a la guerre avec la Moskovle» — 129. La noblesse litvanienne acquiert des droits. — 130. Réorganisation de la République.— 131. Starosties, tribunal extraordinaire, douanes, péages. — 132. Population. Villes. Industrie. — 133. Commerce de Danizick. -^ 134. Difficulté de l^union écartée. — 135. Union de Lublin. — 136. Législation. — 137. On se ressent toujours des vices de la jeunesse. — 138. Les obsèques du roi.

(Voyez considérations, chap. 46 à 93).

139. Interrégiie. Confédération des dissidents. — 140. Lois fondamentales. — 141. Henri de Valois. — 142. Etienne Batori. Tribunaux. —143. Force-armée.— 144. Guerre avec lesMoskovites.— 145. Les jésuites. La paix.— 146. lean Zamolski.— 147. Les Zborovski.— 148. Projet de réformer la République.- 149. La Polog^eétait une République.

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