Brigandage. — Égalité de la noblesse
Comme tout le monde pouvait agir selon sa volonté, il s'en trouva qui abusèrent de cette liberté. Des nobles et même des femmes s'établirent dans les forêts, dans les montagnes ou dans les châteaux-forts, exerçant la profession de bandits ou de brigands et dépouillant les voyageurs. Leurs principaux repaires étaient Gzorstin, Bervald et quelques autres châteaux moins accessibles. La nécessité de rétablir Tordre se faisant sentir, ils furent poursuivis et punis. La femme Rusinovska, déguisée en homme, portant de grosses bottes, fut pendue dans son costume. Le brigandage fut réprimé par ce moyen sévère. La noblesse polonaise, jalouse de ses droits, fréquentait avec assiduité les assemblées, les vieca, les diétines, les diètes. Aucun noble n'osa réclamer la supériorité sur les autres; ni les seigneurs opulents ni les employés ne pouvaient prendre de titre de distinction de grafs ou comtes. 11 était permis, à chaque noble blasonné, de faire valoir ses armoiries et le nom de sa maison, car chaque noble ou chaque homme de l'ordre équestre était supposé avoir son blason armoriai qui ne devait plus être pour lui seul , mais servir d'armoiries à la famille dont il portait le nom. Chacun pouvait donc prendre un nom quelconque, qui fut depuis transmis à sa postérité avec les armoiries qui blasonnaient et distinguaient sa famille. Chacun pouvait aspirer aux emplois lorsqu'il en était capable et lorsqu'il possédait une propriété foncière. * ■
lao POLOGNE FLORISSANTE.