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Traité avec llaximilien ; duché de Prusse

Maximilien, empereur de la maison d'Autriche, jaloux de ce que les Jagellons possédaient la Litvanie, la Pologne, la Bohême et la Hongrie, suscitait contre eux leurs ennemis, et particulièrement contre Sigismond de Pologne, les Moskovites et les chevaliers teutoniques ; tandis que d'une autre part il recherchait des alliances avec leur famille. A cette intention, il invita, en 1515, les rois Jagellons de se rendre à Vienne, où, en apparence, il proposait une réconciliation, enapplanissant les mésintelligences,ètenfîançantsonpetit- fils avec Anne Jagellone, fille du roi de Bohême et de Hongrie, dans l'espérance de faire valoir un jour, par ce mariage, les prétentions de sa maison à l'hérédité de la Bohême et de la Hongrie. Il ne se trompa point dans ses espérances, et il ne cessa d'intriguer en dissuadant, en apparence, au grandmaître des chevaliers teutoniques, Albert, de la famille des

margraves de Brandebourg,sa rupture avec laPologoe.Âibert, suivant ses projets ambitieux et refusant de rendre hommage à Sigismond, son oncle; celui-ci ftit obligé de prendre les armes pour l'y forcer. Une campagne suffit pour faire réfléchir Albert, qui, presséde tous côtés, Implora sagrâce de son oncle. A cette époque, Tordre teutonique abjura presque en entier l'ancienne croyance, et adhéra à la doctrine des Luthériens. Albert suivit cet exemple. Considérant ce changement, Sigismond reprit la Prusse à Tordre et la confia comme un fief au même Albert, à titre de duché de Prusse, qui devait rester dans sa famille tant qu'il y aurait des descendants mâles. Albert en rendit hommage publiquement à Krakovie en 1525. Depuis lors, Tancienne Poméranie de Dantzick est nommée Prusse royale, et la Prusse proprement dite Prusse ducale. Le duc de Prusse était ordinairement appelé par les Polonais, duc de Kœnigsberg (42). A cette

(i2) Dans Tintervalle de cette contestation avec Albert, moarut Yladislav, roi de Hongrie et de Bohème ; son fils , Louis, avait été mis sous la tutelle du roi Sigismond, son oncfe. Peu de temps après mourut aussi Tempereur Maiimllien , et les électeurs de Tempire se trouvalent les mattres de donner pour chef à TÂlIemagnc celui des prince:» qu*il$ jugeraient le plus capable de la bien gouverner. Comme électeur de Tempire, le Jeune Louis devait concourir au choix qu'on allait faire, il envoya à la diéte de Frankfort, pour y tenir sa place, Lassa, seigneur de Stemberg. Le roi de Pologne ayant droit à Tadministration de la Bohême, voulut aussi prendre part k Télection, et 11 nomma deux ambassadeurs pour y assister en son nom : Tun était Raphaél LeszczinskI, évéque de Przemisl, Tautre, Mathias Drzevicki, évéque de Yladlslav. François .1er, roi de France, qui espérait gagner les sulTrages pour luimême, envoya Jean de Langeac en Pologne demander pour la France la voix de la Bohême. Mais Langeac s'aperçut btentûl qu'il n'aurait point de succès. Sigismond ne lui déguisa point son attachement pour la maison d'Autriche; il dit que nlThonneur, ni Tinlérét, ni la bienséance ne pouvaient permettre k son neveu de se déclarer contre Charles, roi d'Espagne, son beau-frére; que Louis n'avait rien tant II désirer que de voir ce prince sur le trône de l'empire; qu'il n'avait à espérer d'aucune autre puissance des secours plus certains contre les Turcs qui menaçaient la Hongrie. Le désintéressement du duc de Saie décida enfin le choii de Charles Y, qui reconnut mal dans la suite

époque en 1526, par Textinction des ducs de Mazovie de la maison de Piast, le duché de Mazovie fut réuni à la couronne de Pologne.

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