La Llvonle donne occasion â la guerre avec la Moskovie
Un accident imprévu décida les améliorations et la réorganisation longtemps différée de la république , aussi bien que l'union définitive entre la Litvanie et la Pologne. L'archevêque de Riga, de la famille des margraves de Brandebourg, cousin-germain de Sigismond-Auguste , se brouilla avec les chevaliers porte-glaive, en Livonie, et fut emprisonné par eux. Sigismond-Auguste y intervint. Les chevaliers bravent d'abord toutes ses remontrances : ils assassinent ses envoyés. Sigismond-Auguste, indigné, s'avance avec une armée vers la Livonie ; alors, les chevaliers effrayés et craignant sa vengeance s'humilient, donnent satisfaction à l'archevêque et font un accord avec Sigismond-Auguste. Jean Vasilévicz, grand-duc de Moskovie, le voyant de mauvais œil, commença, en 1858, ses cruelles incu rsions et ses atroces dévastations auxquelles les chevaliers, ne pouvant s'opposer de leurs propres forces, demandèrent des secours à Sigismond-Auguste et, définitivement, conclurent une convention par laquelle l'ordre des chevaliers porte-glaive cesserait d'exister et la Livonie serait cédée à la Pologne sous la réserve de laisser au grandmaître, Kettler, la possession de Kurland et de Semigal, comme duché, jusqu'à l'extinction de ses descendants tnàles. Cependant Jean Vasilévicz ne cesse de piller la Livonie d'«j ne manière atroce; il pousse les dévastations jusqu'à la Litvanie et s'empare, en 1563, de Polock. Le roi, entraîné dans les affaires, devait enfin la secourir et défendre son propre état déjà envahi. Il fait un appel aux Litvaniens, dont les forces» toujours paralysées par la prépondérance aristocratique, se montrent insuffisantes. La noblesse polonaise à laquelle il s'adresse ensuite, accueille sa demande avec froideur. Le roi , revenant vers la Litvanie, y augmenta les franchises de la noblesse, toujours asservie, pour l'animer, exciter son ardeur belliqueuse y multiplier ses forces Les Polonais éveillés par cette conduite de leur indifférence, se déclarent prêts à défendre la Litvanie et la Livonie, exigeant cependant avant
POLOGNE FLORISSANTE
tout l'union de la Litvanie avec la Pologne, la réorganisation de la république. Sigismond-Auguste donnant satisfaction à ces demandes, conduisit les Polonais et les Litvaniens à la défense de la Livonie et arrêta le progrès de l'ennemi. Il s'occupa en môme temps avec une grande activité de la réorganisation de l'état qui semblait sortir sur tous les points de ses ornières, et il acheva l'union des deux peuples. Ce fait l'immortalise dans les fastes du monde.