‹ Histoire de Pologne (volume 2)Chapitre 142 sur 274 · Les paix de Velav et d'Oliva · texte numérisé non relu

Les paix de Velav et d'Oliva

On conclut une trêve avec les Moskovites et une alliance avec le Danemarckj avec l'électeur de Brandebourg on signa, en 1657, à Velav, un traité de paix par lequel il était affranchi de l'hommage qu'il devait pour le duché de Prusse. L'événement qui eut le plus grand succès pour la Pologne fut son alliance avec le Danemarck, qui attira toute l'attention de Charles-Gustave. Il fut partout poursuivi par le brave et infatigable Etienne Czarniecki, qui se montra supérieur aux Suédois, bien qu'ils fussent, à cette époque, justement renommés par leur adresse et la célérité de leurs mouvements militaires . Semblable à la foudre , dans ses courses rapides, il tombait sur les Suédois au point où l'on croyait n'avoir pas à le craindre, il déconcertait tous leurs plans.

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Souvent battus, jamais vaincus, il les poursuivait sans relâche dans la Pologne comme dans la Prusse, et il laissa en Danemarck un souvenir ineffaçable de son habileté* et de la bravoure polonaise. La paix d'Oliva, signée en îôflO, mit un terme à cette guerre. Les Suédois évacuèrent la Pologne qui renonçant à la Livonie, se réserva seulement la possession d'un palatinat de cette province. Jean-Kazimir, de son coté, renonça à tous ses droits sur la couronne de Suède. Observons que depuis l'avènement au trône de Suède, de Sigismond III, jusqu'à la pacification d'Oliva, dans l'espace de soixante-dix ans, la Pologne a dû supporter de longues guerres, subir des pertes lâcheuses, souffrir des dévastations déplorables à l'occasion du droit de la succession dynastique, lequel était cependant tout-à-fait étranger à son trône électif.

17&. Traité d'union de Hadziacz; guerre avec les Moskovitcs;

paix d'Andruszov.

Cependant la guerre avec les Moskovites allait scrallumer. Après lamort de Chmielnicki, la discorde divisa les Kosaks. Une partie d'entre eux, ayant pour chef Jean Vychovski, recherchait sa réunion à la Pologne. En 1658, à Hadziacz, on convint que désormais les deux nations catholiques do Pologne et de Litvanie, seraient réunies à la troisième celle des Russiens-kosaks durit désuni, et que cette dernière partagerait tous les droits et prérogatives dont jouissaient les deux autres. Vychovski, nommé palatin de Kiiov, devait créer des nobles kosaks et en former un ordre équestre. Un semblable traité, qui allait introduire des privilèges aristocratiques au sein de l'égalité brute des Kosaks, ne pouvait que les blesser et détruire le reste de leurs sympathies. Un très-petit nombre d'entre eux se joignit à la Pologne. La Moskovie voulut se venger de cette petite défection et recommença la guerre avec plus d'acharnement. La noblesse et l'armée, excercées par une longue expérience, délivrées de la guerre avec les Suédois, allaient remporter de grandes victoires, et la population kosake allait voir encore périr une multitude énorme des siens. Le brave Czarniecki, couvert de cicatrices, touchant à la fin de ses

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exploits et de sa glorieuse et héroïque carrière,dirigeait encore ces dernières expéditions au-delà du Dnieper,où Jean-Kasimir en personne, remportait des victoires, lorsque des divisions intestines l'empêchèrent de pousser cette guerre avec avantage. En 1667, à Andruszov, on fit la paix avec les Moskovites auxquels on céda entièrement Smolensk, Sievierz, Czerniechov et l'Ukraïne au-delà du Dnieper, avec les Kosaks qui s'y étaient retirés; Kiiov devait rester sous leur domination pendant deux années seulement, mais elle ne fut jamais rendue à la Pologne.

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