‹ Histoire de Pologne (volume 2)Chapitre 183 sur 274 · Faiblesse de la Pologne · texte numérisé non relu

Faiblesse de la Pologne

Un homme infirme ne peut pas se rétablir de suite; il recouvre ses forces lentement, et s'il veut prématurément se lever de son lit, souvent il retombe dans une maladie plus grave et quelquefois il trouve la mort. Sous certains égards, on pourrait appliquer cette remarque à la Pologne. Voulant se relever, elle faisait des efforts réitérés, ayant chaque fois moins de pays à sa disposition, moins de population et de ressources. L'armée qui lui restait, déjà diminuée, devait être en partie congédiée. Dans cette perplexité, on voyait encore les fortunes d'un grand nombre de citoyens délabrées; les banqueroutes, la décadence du* crédit, la diminution de la valeur des biens fonciers, venaient contribuer encore à la ruine. Ceux qui pensaient à l'insurrection , animés des plus généreux sentiments et pleins de dévouement, ne comptaient pas les forces matérielles, tant ils étaient préoccupés de leurs devoirs envers la patrie. Ils choisirent pour chef Kosanseko, élève de l'école militaire des cadets, à Varsovie ; il avait acquis une expérience honorable dans la guerre de l'indépendance de l'Amérique. De retour dans son pays, il se couvrit de gloire dans l'affaire de Dubienka , gagna la confiance de la nation et se voua à sa défense.

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