Faction diplomatique croyant & la coopération étrangère
La révolution du 29 novembre n'a produit personne qui sût écarter tous les obstacles qui s'opposaient à l'insurrection
(55) La société patriotique comptait au nombre de ses présidents plusieurs membres de la diète, Canlorbéry Tymovski, Valentin Zvicrkovski, Romain Soltyk, Joachim Lelevel; elle fut dirigée un certain temps par la présidence de Maurice Mocbnackl, Xavier Bronlkovski et autres.
CINQUIÈME PÉRIODE, DE 1830 A 1831. 3i3
générale du pays et à la transformation sociale qu'on en attendait; mais puisque la nation entière rappelait de tous ses vœux, elle en serait certainement venue à bout ellemême, s'il ne se fût trouvé des hommes capables et habiles, malheureusement très-habiles à arrêter tout le mouvement, àleparalyseretàlefairerétrogader. Pour cette œuvre inique, les égoïstes ne manquèrent pas , et ils jouissaient d'une funeste considération dans le pays. Ils se firent d'abord connaître par leurs coupables tentatives pour maintenir la domination de Nicolas, et quand leurs efforts échouèrent, ils s'adressèrent aux cabinets des autres rois , cherchant à obtenir leur appui, et pour mériter l'approbation du ministre de tel cabinet, ils n'hésitaient point à diriger la révolution de la manière la plus conforme à ses insinuations. Us s'en promettaient de grandes choses, bien qu'ils dussent savoir que chacun de ces cabinets, dont ils imploraient la protection, avec une soumission indigne de la nation dont ils se disaient les représentants, eût mieux aimé en sa qualité d'allié fidèle de Nicolas, pousser la Pologne à sa ruine que de s'attirer la disgrâce de l'autocrate par une démonstration quelconque. On expédia une bande d'agents diplomatiques à Paris, à Londres, à Berlin, à Vienne, partout où ils pouvaient réussir à s'introduire, et on les chargea d'ouvrir des négociations avec les puissances étrangères qu'on se proposait d'engager dans la cause de la Pologne, en invoquant les dispositions des traités de Vienne. Ces agents recueillaient avec soin tous les bruits d'antichambre et de salons et les transmettaient à Varsovie, où Gustave Malachovski, ministre des affaires étrangères, les répandait à son tour parmi les membres du gouvernement et de la diète, dans la capitale et dans les provinces.