Jean- Albert. — Ca: lima que. — Noblesse
Le règne de Jean-Albert, très -court, et, après lui, le règne d'Alexandre encore moins long, ont cependant une importance remarquable dans les fastes de la Pologne, surtout sous le rapport de la législation. Un réfugié italien, Uuonacorsi,dit Callimaque, d'abord précepteur de Jean Albert, ensuite son favori, lui conseilla de restreindre le pouvoir des nobles. Le bruit de ce projet jeta l'alarme dans la noblesse qui ne pensa plus qu'à sauver ses privilèges et s'occupa à leur donner plus de développement. Vers la même époque , en 1*97, arriva une défaite considérable en Valachie, dans les forêts de hêtres nommées Bukovina. Un grand nombre de nobles y périt écrasé par les arbres sous-coupés et renversés dans leur retraite, par les Valaches. Plusieurs se viren t arrêtés dans leur fuite précipitée dans 1 épaisseur de la forêt et suspendus, par leurs longs cheveux, aux branches des arbres et ils périrent misérablement. La noblesse , déplorant la perte qu'elle venait d'éprouver, voulut croire que cet échec lui avait été préparé par Jean-Albert, d'après les conseils de Callimaque, afin de la soumettre plus facilement. Dans la crainte de perdre quelque chose de ses prérogatives, elle s'empressa de les étendre au préjudice des autres classes. Sous Jean-Albert, en 1494 , elle interdit la juridiction terrestre aux kmetons et les laissa à la merci de l'arbitraire; elle interdit aux plébéiens, c'est-à-dire aux kmetons et aux bourgeois, déposséder la propriété foncière et les prélatures, à l'exception d'un petit nombre, réservés pour ceux qui, par leurs études, arrivaient au grade de docteur; elle inscrivit dans l'ancien statut de Nieszava, un article comme s'il était
décrété à cette époque-là, qu'aucune loi, aucune déclaration de guerre ne pouvait être valable ni mise à exécution, sans la décision des diétines et de la diète.