SERVICE PUBLIC ; COBnfUNACJTB
Les citoyens et les habitants jouissant de leur liberté, supportaient chacun une part des fardeaux publics , impôts , prestations en nature , constructions des places fortes et des ponts, réparations des chemins, poursuite des malfaiteurs , charriage , courriers et de tous les services d'où dépendait la défense du pays et le soutien de la guerre. Sous ces rapports , le territoire , les hommes et toutes leurs propriétés étaient publiques et devaient servir sans réserve à l'état. A cet égard , il n'y avait pas de propriété ; tous les possesseurs de biens fonciers fonctionnaient comme chose publique , et une propriété particulière n'était que relative , émanée de cette propriété générale , publique , commune. Là où la main de l'homme , par son travail , faisait nattre des produits spéciaux , la possession particulière prenait naissance ; mais partout ailleurs, les dons de la nature étaient en commun, les poissons dans les rivières et les étangs, le miel et autres objets alimentaires dans le s forêts, les terres incultes et sans propriétaires; les forêts étaient à l'usage de tout le monde ; on y chassait, on y faisait abattre des arbres et paîtra les troupeaux; on y défrichait le terrain pour la culture, et alors il devenait possession particulière , car c'était le travail seul qui constituait le propriétaire (*).
(13) Vladislav Herman aimait mieux séjourner à Plock , en Mazovie , qu'à Krakovie. « Boleslauus vero legitimus filius meus , dit Vladislav Herman , in VratisUma et in Craeovia et in Sandomirta sedes regni principales ohtineat. Boleslautts tamen légitima duas sedes regni principales ohtint^it. » (Gallus, II, 8, 21).
(*) La bulle de 1136 du pape Innocent II, spécifiant lesdonations qu'a-
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