PRIVILÈGES JURE TEUTOUncO DEPUIS
Les donations et les privilèges jure teutonico , en droit
castor Jasko de Makov, rendant compte au duc de Mazovie, Conrad, delà fiente des castors aux environs de Pultusk, désigne 251 castors de la seule couleur noire, on en choisit 10 pièces pour le prince, et 50 pour la vente.
(69) L'histoire accuse deux rois de Pologne, IVliecislav II et Vladislav II d'avoir, à l'instigation de leurs femmes allemandes, institué pour leur table, des exactions antérieurement inconnues qui cessèrent dès qu'ils eurent abandonné le trône. A l'instigation de la reine Rixa , Miecislav II, tam regalium quam militarium danias, suffragia , collectus et tributa, in singulis precipue festivitatibus pro mensa et coquina régis solutionem vaàuiii{Dlugos, p. 190). — Et Yladislav II, à la demande de sa femme, crudeliter excogitavit ut homines oppidani et rusticani statis etsolenmbus feriis, honoraria quaedam munera, nempe, puUos, gallos, gallinaceas, anseres, ova, mel, avenam, porcos, triticum, in cellam principis inferrent : quod cum semel iterum ac lercium in graciam principis non inviti fecissent; Vladislaus, lege, ut in perpetuum deincepsesset, sanxit (Kromeri, hist. Pol., iv).
(70) Henricus cum barba, legesconcussioniselisit, videlicet pomocne, virgina'.e, viduale et siquœ sunt similia, prossus extirpa vit (Dlugos,
tcutoDÎque allemand , dépouillaient aussi le trésor de ses ressources , mais sous d'autres rapports , elles avaient beaucoup plus d'importance pour la Pologne , et sous certains égards lui étaient plus pernicieuses que les donations par droit héréditaire. Ces dernières fixant la propriété particulière y ébranlaient la loi nationale et la transféraient dans les mains privées , la livraient à leur caprice ; les autres abolissaient la loi polonaise y introduisant une plante exotique » ennemie de la nationalité locale, dangereuse pour l'existence de l'état , dont la présence engendrait une division pénible entre les habitants. La terre hospitalière de la Slavonie donnait asyle, à différentes émigrations , venant d'Allemagne. Une multitude de juifs se réfugiaient en Pologne , fuyant les persécutions fanatiques , qu'ils subissaient en Belgique et aux environs du Rhin ; en môme temps, des essaims d'Allemands <, s'acheminaient vers la Pologne pour y chercher établissement et fortune. Les juifs se virent protégés par les autorités du pays (71). Les privilèges, les immunités, les exemptions qui leurs étaient accordés garantissaient un libre exercice de leur culte , de leurs usages et de la langue
1. 1, p. 660). — Idem dux (Mazoviae Boleslaus) cum consiliis baronura suorum , sicut in aliis privilegiis eius habetur, abolevit urnam mellis, quae exigebatur a pauperibus viduis nubere volentibus (confirmatio privilegiorum per Gregorium IX papam, ante a. 1276, apud Czackisur les lois Pol. et Litv., 1. 1, p, 61, note 330), — Honny soit qui mal y pense ! Nos écrivains, sans hésiter, rapportèrent cette exaction d'un service que la morale réprouve. La preuve d'une semblable explication, dans cette époque reculée, manque complètement, là oii l'on autorisait toute la population à évacuer leur glèbe en cas de violence faite à une fille. (Statuta Minoris Pol. 57 ; Vislic, 71 ; Statuta Maj. et Min. Pol. 36, 114; Yisl. 134), une semblable explication, à mon avis, est inadmissible. En effet, si nous nous référons aux citations indiquées, tout porte à croire que c'était une taxe imposée peut-être très-récemment parce qu'on ne la trouve dans aucune donation, ni charte. Elle semblait honteuse pour 1 a législation nationale du XIII* siècle, qui l'abolit, car elle blessait l'indépendance personnelle et la liberté qui étaient la base du mouvement social de ce temps.
(71) Sous Mieczislav III, vers 1175, T'oi/rZ Vincentius Kadlubkonis, cap, 2.