‹ Histoire de PologneChapitre 135 sur 369 · II. ARISTOCRATIE · texte numérisé non relu

II. ARISTOCRATIE

mai coordonDée (75) , et le conflit de ces deax lois. Les appellations, variées à l*infini, de celte dernière montrent qu'il n'y avait pas plus d'unité dans cette partie de l'état , que dans l'autre , dont nous avons fait remarquer le relâchement. Dans cet état de choses, les seigneurs et les nobles, ou l'aristocratie, se partageaient, penchant, tantôt vers les anciennes institutions slaves , tantôt vers l'empire germanique ; souvent ils se ruinaient et engageaient leurs fortunes dans l'usure avec les juifs. Les princes partageaient la môme incertitude : tantôt ils restaient fidèles à l'esprit national, tantôt, sympathisant avec des seigneurs dénaturalisés et des bourgeois germanisés, ils ruinaient leur existence , engageant les terres delà Léchîe aux usuriers allemands , particulièrement aux chevaliers teutoniques et aux markgraves de Brandebourg , ou rendaient hommage et devenaient vassaux du roi de Bohème, prince de l'empire. D'un côté les ducs de Silésie appelés au trône de la Léchie , et les rois de Bohême portant le titre de rois de Pologne ; de l'autre Przcmislav et Vladislav lokétek n'étaient que représentants de deux principes qui se disputaient et déchiraient le pays. Dans cette perplexité extrême de l'état , le peuple attaché toujours à sa nationalité, attendait quel joug il allait supporter, lorsque la Léchie serait définitivement démembrée et séparée en deux portions. Car celle , où la nationalité reprit ses forces, conserva son existence et consolida l'indépendance de la Pologne, l'autre s'unit avec l'AUema-

(75) Jus teutonicum, magdeburgense ou majdeburgense , novifori ou srzedense, saxonicum, lubecense, korcinense, friburgense, flaraingale, culmense, suosatense, etc. Toutes ces dénominations dérivent des noms des villes qui donnaient leurs lois aux autres, par conséquent il est juste de convenir que le jus novifori vient du nom de la ville de Silésie, proche de Breslav, appelée Srzoda en polonais , Neumarkt en allemand, Novum forum en latin. Aussi, il faut admettre que ces trois mots de trois différentes langues s'expliquent réciproquement et expriment la même idée, d'autant plus que la loi novifori est interprétée sredense^ srzedense, szredense. Les allemands expliquent Novum forum, par Neumarkt ,1^ nouvelle foire, le nouveau marché ; mais le novum forum signifie aussi le nouveau barreau, la nouvelle juridiction, justice. Effectivement, le mot sredzki, sredense, répond à cette signification et désigne une loi ou décret résultant d'un conseil, z-rady,s-redzkie.

4i CONSIDÉRATIONS, 1139 — 1874.

gnc. Nous laissoDs'cette dernière , nous allons observer celle qui va être sauvée.

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