‹ Histoire de PologneChapitre 138 sur 369 · REPRÉSENTATION NATIONALE, DIETE · texte numérisé non relu

REPRÉSENTATION NATIONALE, DIETE

Lorsque le sentiment civique s'éveilla et entreprit de sauver la nationalité et Tindépendancc menacées de toutes parts, barons , seigneurs , nobles , hauts personnages des quatre duchés, savoir : des duchés de Pologne, de Krakovie qui, bientôt, formeront la grande et la (Kîtite Pologne (*) , des duchés de Poméranie dantzikoise et de Kuiavie, se rapprochèrent et s'unirent aux évéques. La nation applaudit à leurs efforts et les appuya de ses vœux. Il ne faut pas oublier que , depuis quelque temps , le concours des barons et leur conseil devinrent nécessaires, pour que les décisions des princes fussent valides. Une multitude de peuple y prenait part et assistait maintes fois aux opérations législatives et administratives (80). Le corps des barons se composait de hauts fonctionnaires ou dignitaires, savoir: des évoques, des slarostes ou gouverneurs , des palatins , des castellans , des gouverneurs , des chanceliers. Leur fonction portait toujours le caractère public de l'état; mais l'extrême division sociale, causée par des pri* viléges et des exceptions , avait créé dans tous les duchés tant d'autorités particulières , que la fonction des palatins ,

(78) Plusieurs de ces statuts existent en manuscrits.

(79) Synodus apud Vratislaviam , Vratislaviensis dieta {Dlug. , 1. 1, p. 710.)'

{*) La distinction de la grande et de la petite Pologne commence^ à eclore vers le milieu du xui' siècle (Boleslaus dei gratiàdux Poloniœ majoris 1259, 1260, 1261, in Raczyn. cod. dipl. Maj, Pol. XLV, XLVii, XLix, p. 54, 55, 57. )

(80) Voyez ci-dessus la note 64. — C'étaient des meetings du civisme de ce temps. Chacun, selon ses facultés, prenait part aux affaires publiques et formulait des demandes. Ce concours devint toujours plus animé dans la période suivante.

des casteiianSy fut en grande partie dépouillée de sa juiidiciioo, de sa police , de son administration ; ii ne restait à ces hauts fonctionnaires que leur antique dignité et leur considération et plus de loisir pour s'occuper des affaires générales du pays. Ils abandonnent en conséquence leurs charges aux employés subalternes, et^composent définitivement le sénat et la haute représentation nationale. Ce n*est plus un sénat , simple conseil des barons, dont l'avis ne devait pas être dédaigné par le souverain, mais c'estlc corps représentatif, dont le cercle grandissait sans être encore déterminé , qui , conjointement avec le prince de son choix , diseur >4)orte sa décision et sa sanction législative. Il forme'les grandi colloques de toutes les provinces , de toute la nation , îlr .organise une assemblée des représentants de tontes les terres ','2»mia, des habitants des districts, indigènes, régnicoles, terrigenjirum , ziemian , réunie en une diète , ziem , siem ( z-jem )',''«fim , Une assemblée, dièîc , a eu lieu en i33i à Chènciny, composée des évoques , des chanceliers , des palatins , des dastellans, de plusieurs slarostcs et de grand nombre des nobles et des personnes de l'état équestre, convoqués ou admis à participer à celte diète solennelle (81)

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