ARISTOCRATIE
d'investi tares et d'hommages , s'il arrive que le donatearse réserve quelque avantage , cela ne l'autorise pas à se regarder comme maître du domaine qu'il a donné ou de l'homme auquel il l'a cédé ; les conditions personnelles sont si rares qu'elles offrent des exceptions extraordinaires, résultat de l'imitation des exemples étrangers ou pratiqués par les étrangers allemands qui s'établissaient isolément (113). Un seul fonctionnaire, Sviatopelk , s'est emparé du pouvoir , il gouverne, il règne sans investiture et sans hommage. Chacun y est redevable purement et simplement du service de l'état. L'idée civique nationale de l'état prédomine toujours , et elle répare le dérangement que l'égoïsme excite et nourrit. Au reste , point de conceptions féodales ; la langue n'a pas d'expression pour le féodalisme ; elle se sert de termes étrangers, et lorsque les mots allodium, feudum, lehen^ lehu, homO' gium, investitura, paraissent dans l'histoire de Pologne, ils sont souvent étrangement et monstrueusement employés, et il faut bien réfléchirsur leur juste valeur, pour ne pas se méprendre dans les conséquences qu'on en tire dans la narration historique (114).